D'un "amalgame d'actifs non identifiés"...
Force est de constater que, dans de très nombreux cas, le capital immatériel
avait une qualification particulièrement floue dans les comptes des entreprises
: les montants très significatifs qui apparaissaient dans les rubriques "fonds
de commerce" ou "écarts de première consolidation" correspondaient à un amalgame
d'actifs non identifiés, donc difficiles à comprendre pour les utilisateurs des
comptes, et difficiles à suivre pour la société.
| "On peut estimer que près de 40 % des actifs immatériels
ne sont pas reflétés au bilan" |
Le principal inconvénient, mais qui n'était pas forcément pour déplaire à certaines
sociétés, était que le bilan ne reflétait pas forcément la véritable
nature du capital immatériel des entreprises. Au-delà de la confidentialité sur
un sujet parfois stratégique, la gestion globale des actifs immatériels en tant
que somme d'actifs non identifiables, génère moins de volatilité du résultat comptable.
... à la comptabilisation des actifs incorporelles
identifiables
Désormais, le capital immatériel se développe au bilan des entreprises en tant
qu'actif incorporel identifiable, sous des formes très différentes : marques,
brevets, listes de clients, bases de données, contrats de licences, noms de domaines…
Ce n'est pas pour autant que le bilan reflète l'ensemble des actifs incorporels
: on peut estimer que près de 40 % des actifs immatériels ne sont pas présentés
au bilan. Là encore, le pourcentage est très différent selon les secteurs d'activité.