Une valorisation plus complexe...
Le garde-fou comptable était indispensable pour éviter de faire apparaître
dans les comptes des actifs immatériels sans véritable substance économique, mais
il a considérablement complexifié le travail de l'entreprise et de ses auditeurs.
La valorisation de la plupart des actifs incorporels est beaucoup plus complexe
dans la plupart des cas que la valorisation globale d'une entreprise : la valorisation
du capital immatériel nécessite une expertise en général plus pointue et l'accès
à des bases de données plus sophistiquées. La comptabilisation des frais de développement
suppose d'avoir un système d'information développé, permettant notamment de rattacher
les coûts par projet et par étape du projet, et nécessite de disposer de business
plans plus détaillés.
| "Il n'existe pas toujours pour
les actifs incorporels des véritables marchés actifs" |
Il n'existe pas en général, pour les actifs incorporels, de véritables marchés
actifs, avec des prix accessibles, des produits homogènes, ou des acheteurs et
des vendeurs, comme on peut en trouver dans l'immobilier ou le transport, contrairement
à ce que l'on pourrait parfois penser. Les normes IFRS citent à titre d'exemple
les licences de taxis.
... et plus coûteuse
L'analyse détaillée de la valeur doit être réalisée au moment de la constatation
de l'actif incorporel, mais également à chaque arrêté comptable. Ainsi, si la
société ne peut déterminer de juste valeur de marché des actifs incorporels, elle
doit calculer en normes IFRS leur valeur d'utilité par rapport à des hypothèses
de cash-flows prévisionnels, ce qui suppose bien sûr d'avoir des prévisions détaillées.
Le travail des entreprises s'est donc considérablement complexifié avec la
constatation distincte d'actifs incorporels identifiables : la création de valeur
comptable de la valeur a un coût...