|
Bourse
13/11/2007
Les cinq valeurs du Cac 40 qui résistent le mieux
L'éclatement de la crise des subprimes en plein mois de juillet aux Etats-Unis a ouvert une phase de doute sur les marchés financiers mondiaux. Au plus fort de la crise, le Cac 40 est ainsi tombé à environ 5.200 points (mi-août) pour remonter vers 5.800 points (début octobre). A présent, il faut aussi compter sur l'impact négatif du prix du baril de pétrole, attendu dans les prochaines semaines à plus de 100 dollars et les inquiétudes sur une inflation plus élevée, notamment en Europe.
Pourtant, depuis la séance 16 juillet, qui a marqué le point de retournement sur les marchés, cinq valeurs du Cac 40 ont réussi à progresser au-delà de 3,5 %. C'est ce qui ressort d'une analyse des plus grosses capitalisations boursières effectuée sur JDN Finance.
» France Telecom : + 20,19 %
Deux faits majeurs expliquent cette envolée. D'un côté, l'opérateur télécom a obtenu l'exclusivité de la commercialisation en France de l'I-Phone, la nouvelle success story d'Apple. De l'autre, il a revu à la hausse ses objectifs annuels : ses cash flow atteindraient, non pas 6,8 milliards d'euros, mais 7,5 milliards à fin 2007. Par ailleurs, son taux de marge a connu une hausse substantielle entre juillet et septembre 2007 avec un gain de 0,6 point à 37,7 %.
» Veolia Environnement : + 8,76 %
Le titre profite de l'engouement des investissements pour les activités centrées sur l'environnement. De plus, l'exercice 2007 suit les prévisions faites par la direction de Veolia au début 2007. Au 30 septembre, Veolia Environnement réalisait un chiffre d'affaires sur neuf mois en progression de + 13,3 % à plus de 23 milliards d'euros. Mieux, l'endettement net reculait de plus de 7 % à 14,1 milliards d'euros à fin juin 2007, malgré un fort investissement dans la croissance externe.
» Gaz de France : + 3,84 % /
Suez : + 5,78 %
Les deux titres profitent de la validation de leur projet de fusion au milieu de l'été, avec un net avantage pour Suez. Mais il aura fallu attendre les premiers éclairages chiffrés de l'opération début septembre pour que les deux titres amorcent un mouvement haussier de fond. Une fois fusionnée dans le courant du premier semestre 2008, la nouvelle entité pèsera 72 milliards d'euros de chiffre d'affaires ou encore 90 milliards de capitalisation boursière. Et elle occupera la position de leader européen pour l'achat et la commercialisation du gaz. La direction des deux groupes affichent déjà des objectifs financiers à l'horizon 2010 : un excédent brut d'exploitation à proximité de 17 milliards d'euros ; une enveloppe annuelle de 10 milliards d'euros pour les investissements sur la période 2008-2010 ; une progression annuelle de 10 à 15% du dividende versé aux actionnaires.
» EDF : + 4,57 %
Le producteur et distributeur d'électricité a connu d'importantes prises de bénéfices au début de la crise : le premier semestre a été marqué par un climat doux. D'ailleurs, EDF réalise un chiffre d'affaires sur neuf mois en hausse de 0,6 % à 23 milliards d'euros. Mais le maintien des objectifs de croissance de l'excédent du brut d'exploitation entre 3 et 6 % malgré "l'application de tarif réglementé transitoire d'ajustement du marché" défavorable au groupe a relancé le titre.
» Alstom : + 3,54 %
L'équipementier en énergie et en transport connaît un début d'exercice 2007-2008 faste. Son résultat net semestriel progresse de 49 % à 388 millions d'euros. Alstom s'appuie sur une hausse de ses activités de 33 % à 12,847 milliards d'euros sur la même période et une hausse de sa marge opérationnelle de 0,9 point à 7,2 %. Ces chiffres confirment ceux publiés à la mi-juillet. Ils ont permis au titre de bien résister jusqu'au début du mois de novembre. A présent, il subit des prises de bénéfices.
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Carrière
RUBRIQUES