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20/11/2007

L'Union des CCI françaises à l'étranger fête ses 100 ans

Aider les entreprises françaises à faire affaires dans un pays étranger : telle est la raison d'être de ces chambres de commerce. Retour sur leur fonctionnement et leurs perspectives de développement.
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Rémy Arthus
 
Rémy Arthus, délégué général de l'Uccife
 

L'Union des chambres de commerces et d'industries françaises à l'étranger (Uccife) fête 100 ans de bons et loyaux services auprès des entreprises. Aujourd'hui composée de 114 chambres réparties dans 78 pays, l'Uccife regroupe 25.000 membres en son sein. De quoi envisager sereinement les 100 prochaines années...

 

Du club d'entrepreneurs au réseau professionnel

Nées de clubs d'affaires privés, les chambres se développent dès la fin du 19e siècle en structures d'échanges et d'entraide entre industriels français et partenaires étrangers sur le marché d'accueil. Au 21e siècle, la démarche reste la même : les associations se créent et, lorsqu'elles cherchent à acquérir une plus forte visibilité et à entamer une démarche d'aide aux nouveaux arrivants, elles demandent à devenir chambres de commerce et d'industrie auprès de l'Uccife. "Notre rôle consiste avant tout à animer une communauté d'affaires", rappelle son délégué général, Rémy Arthus. En clair, pour pouvoir afficher ce label, les réseaux doivent accepter de s'ouvrir à toutes les entreprises françaises qui recherchent appui et conseils pour développer leurs activités.

 

"Depuis vint ans, on a assisté à une importante professionnalisation des chambres de commerce"

Leur point fort : la construction d'un réseau partagé entre des acteurs locaux et des entrepreneurs français impliqués dans le pays d'accueil. "Le caractère bi-culturel des chambres de commerce et d'industrie françaises à l'étranger apporte une vraie richesse car cela permet une meilleure connaissance de la culture et du tissu d'affaires local", explique Rémy Arthus.

 

Et l'Uccife dans tout cela ? "Son rôle est d'animer, promouvoir et représenter le réseau", détaille son délégué général. Elle s'occupe des relations avec les pouvoirs publics qui représentent 8 % des subventions du réseau, promeut l'organisation en éditant un site internet et une newsletter et facilite l'information des dirigeants des différentes chambres en éditant de la documentation, en formant les responsables et en organisant des réunions régionales.

 

Une offre de services diversifiée

Selon la taille du marché, les CCIFE proposent différents niveaux de services. Le premier palier consiste à accueillir, informer, introduire et orienter les entreprises dans une culture d'affaires différente de la leur. Dans les marchés plus développés, l'accompagnement est plus poussé. Les CCIFE les mieux structurées proposent une large offre de services pour aider les exportateurs potentiels dans leur démarche commerciale : prospection, implantation, appui logistique, accompagnement ou encore domiciliation…. "50 chambres proposent véritablement un appui aux entreprises françaises dans leur démarche commerciale, dont 25 peuvent offrir des gammes complètes de services, tel un vrai cabinet de conseil. C'est le cas des chambres en Allemagne, au Maroc, en Chine ou au Japon par exemple", précise Rémy Arthus. "La demande dépend de la maturité du marché visé, précise-t-il. Pour la Chine, par exemple, l'information de base est disponible sur Internet. Les entrepreneurs recherchent une information plus pointue car on est passé à une deuxième phase sur ce marché."

 

Un réseau en développement

 
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Se lancer à l'export
 

Avec un réseau qui s'est multiplié par plus de trois depuis les années 1980, passant de 35 à 114 chambres, l'Uccife a connu un essor significatif en parallèle de la mondialisation. L'heure n'est plus à une croissance démesurée mais bien à une amélioration de la qualité des services rendus. "Depuis vint ans, on a assisté à une importante professionnalisation des chambres de commerce, rappelle le délégué général de l'Union. Aujourd'hui elles se positionnent en plate-formes de services adaptés à la demande locale."

 

Les petits nouveaux restent cependant les bienvenus. "Nous avons eu deux nouveaux candidats cette année, l'Irlande et l'Ile Maurice, mais nous ne cherchons pas à étendre le réseau à tout prix. Les associations doivent avant tout être solides", confirme Rémy Arthus. Et de se prêter au jeu du pronostic : "je parie que d'ici trois à quatre ans, un club d'affaires se développera en Ukraine."

 

Site Uccife



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