Selon Carine Grzesiak, "chaque
personne a ses points forts, des zones de confort où les choses se font
plus naturellement." Pour développer son leadership, il s'agit de
les identifier puis de les mettre en avant.
Comment les identifier et savoir quelle sorte de leader on est ? "En
s'écoutant un peu. On pourra aussi faire attention aux signaux non
verbaux que l'on envoie et qui sont des indicateurs très riches de
ce que l'on ressent réellement." Il est aussi possible de s'appuyer
sur des tests de personnalité, de type MBTI par exemple. Ce test permet
en effet de se positionner sur quatre échelles bipolaires : orientation
de l'énergie (extraversion / introversion), recueil d'information (sensation /
intuition), critère de prise de décision (pensée logique / sentiments)
et mode d'action (jugement / perception). La connaissance de ses quatre
modes de pensée préférés indique son type MBTI parmi les seize existants
(le visionnaire, l'homme de devoir, le maternant, l'inspirateur, le théoricien…).
| "Le simple fait de connaître ses points
forts donne confiance en soi" |
"D'ailleurs, ajoute la
spécialiste, le simple fait de connaître ses points forts donne confiance
en soi et apporte une souplesse à travailler en sachant qu'on ne sera pas
parfait." Et une fois que l'on est au clair avec soi-même, on peut
l'être également avec son équipe, accepter ses limites ouvertement
et déléguer là où un autre est meilleur.
En
revanche, pas question d'aller contre sa nature. "Un intraverti peut faire
un très bon leader, mais il ne faut pas exiger de lui des qualités
d'orateur. En tout état de cause, il ne faut pas se travestir : les
équipes le sentent très vite." Au contraire, mieux vaut reconnaître
les domaines où un autre sera peut-être plus doué. Cela inspirera
confiance à l'équipe et lui apportera de la reconnaissance.