RH
Fraude : 48 % des salariés français pensent que la fin justifie les moyens
Payer pour décrocher un contrat, retenir un client ou falsifier les comptes de son entreprise pour masquer des mauvais résultats… Ces pratiques se multiplient en France et en Europe, constate une étude européenne sur la fraude en entreprise, réalisée par Ernst & Young. Ainsi, la fin justifie les moyens pour 48 % des salariés français. Ces derniers sont prêts à offrir des cadeaux personnels pour remporter un appel d'offres ou pour retenir un client, si cela peut aider leur entreprise à traverser la crise. En revanche, seuls 24 % des salariés européens tolèrent cette pratique. En outre, 54 % des personnes interrogées dans les sociétés françaises affirment que le "risque le plus élevé de fraude au sein de l'entreprise" se situe au niveau du haut management, contre 39 % en Europe de l'Ouest et 46 % en Europe de l'Est. Un bon moyen de se dédouaner pour les salariés de l'Hexagone. Concernant l'avenir, 55 % des Européens et 47 % des Français assurent que la fraude en entreprise va augmenter. Seuls 8 % des Européens et 5 % des Français prévoient le contraire.
RH
L'intérim prend du galon auprès des cadres
L'Observatoire du travail temporaire a mené une enquête auprès de 4 300 personnes pour connaître la perception du travail intérimaire cadre. 61 % des cadres interrogés en ont une vision positive, ils sont même 66 % à répondre qu'ils seraient prêts à travailler en intérim dans le cadre d'une recherche d'emploi ou d'une mobilité professionnelle. 63 % des cadres en activité estiment que l'intérim permet d'acquérir plus de nouvelles compétences dans le métier. Ils sont également 61 % à penser que du point de vue de la rémunération, les cadres intérimaires sont en meilleure position que les cadres en CDI. Enfin, ils sont 57 % à penser que c'est un meilleur statut pour disposer de temps libre. Toutefois, seuls 44 % des cadres en mission d'intérim ont choisi de travailler de la sorte.
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