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Adepte du funemployment ? / Caisses de retraite : déficit de 1,4 milliard d'euros en 2009 / Enquête mobilité cadres de l'Apec / Création d'entreprise et emploi / Reclassements à l'étranger (29/06/2009)
RH Et si vous vous convertissiez au funemployment ?
Le "funemployment", mot créé à partir de "fun" et "d'unemployment" (le chômage) est une nouvelle tendance aux Etats-Unis : elle est née de l'envie des jeunes célibataires de la vingtaine ou de la trentaine de profiter de leur inactivité pour prendre du bon temps, voyager, lire, se ressourcer… Certains adeptes n'hésitent pas à arborer des badges sur lesquels est écrit : "No job, no problem" ou "chômeur heureux". S'il y a peu, l'investissement sans borne dans son emploi et les heures supplémentaires étaient à la mode, la crise et la récession ont créé un électrochoc : la relation au travail serait en train de changer aux Etats-Unis, les jeunes aspireraient désormais à un meilleur équilibre entre vie pro et vie perso.
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RH Caisses de retraite : déficit de 1,4 milliard d'euros en 2009
Les caisses de retraites complémentaires des salariés ont révisé leurs prévisions à la baisse pour 2009 : celle du régime des salariés, l'Arrco, envisage un déficit de 420 millions d'euros et celle des cadres, l'Agirc, de 963 millions d'euros, ce qui représente près de 1,4 milliard d'euros au total. La situation devrait encore s'aggraver en 2010, avec des déficits attendus à hauteur de 2,1 milliards d'euros pour l'Arrco et de 1,68 milliard pour l'Agirc, soit au total 3,8 milliards d'euros. Si en 2008, le résultat technique des caisses de retraite complémentaire restait positif, les comptes ont été marqués par la chute des marchés financiers, touchant les placements des réserves des régimes : le résultat global de l'Arrco est négatif de 1,1 milliard d'euros et celui de l'Argirc, de 92 millions d'euros. L'Arrco pourrait avoir perdu entre 35 et 50 millions d'euros auprès de Madoff.
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RH 38 % des cadres pensent changer d'entreprise rapidement
En 2008, 30 % des cadres ont connu une mobilité professionnelle, soit deux points de plus que l'année précédente, un niveau que l'Apec qualifie de "haut" dans sa dernière enquête sur la mobilité des cadres. C'est particulièrement la mobilité externe qui a fortement augmenté (+ 8 points). Au premier trimestre 2009, 38 % des cadres interrogés pensent changer d'entreprise dans un avenir proche. Ils gardent en outre une confiance élevée en leur avenir professionnel (pour 86 % d'entre eux). Ils sont 59 % à être satisfaits des perspectives d'évolution dans leur entreprise, ce qui est stable par rapport à 2008. La baisse de satisfaction concerne le climat général de l'entreprise et on observe aussi une hausse des préoccupations liées aux risques de chômage.

Les cadres qui souhaitent changer d'entreprise citent comme première motivation "l'élargissement des responsabilités", pour 65 % d'entre eux, un point devant "une meilleure rémunération". Ils sont 50 % à citer la volonté d'obtenir une "promotion hiérarchique" et à évoquer "le peu d'opportunités de mobilité dans leur entreprise actuelle". 47 % d'entre eux invoquent des "raisons personnelles" et 42 % le désir de "rompre avec la routine". La prévention du risque de licenciement fait un bond et est citée par 24 % des cadres interrogés. "Ils sont ainsi plus préoccupés par les risques de chômage, tout en étant confiants en leurs capacités à saisir les opportunités professionnelles et en gardant une vision dynamique du marché de l'emploi", analyse Gabriel Artero, président de l'Apec.
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RH Les créateurs d'entreprise sont déterminés
Malgré la crise, 95 % des créateurs d'entreprise demandeurs d'emploi poursuivraient leur projet de création si on leur proposait un emploi salarié, selon les résultats de l'observatoire des Chambres de commerce et d'industrie et d'Entreprendre en France. Pourtant, l'objectif des deux tiers des porteurs de projets est de créer leur propre emploi, sachant que parmi eux, 47 % sont demandeurs d'emploi et 43 % sont salariés.

Les derniers chiffres montrent que les porteurs de projets décident de faire évoluer leur activité et de prendre en main leur carrière de plus en plus rapidement. En effet, sur la totalité des porteurs de projets ayant l'intention de créer leur entreprise, plus de la moitié des chômeurs cherchent un emploi depuis moins de 6 mois (56 %) et un tiers des salariés ont moins de 5 ans d'ancienneté (34 %). La plupart des porteurs de projets se lancent dans un projet de création (80 %) plutôt que de reprise d'entreprise, projet qu'ils ont pour la plupart (90 %) l'intention de réaliser dans l'année.
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RH Fin des reclassements "indécents"
Le code du Travail n'autorisera désormais les offres de reclassement à l'étranger que pour des salaires équivalents. C'est le député Nouveau Centre, Philippe Folliot, qui a déposé un texte visant à empêcher les propositions de reclassement "indécentes" à l'étranger en cas de plan social. Sa proposition a été adoptée à l'unanimité en commission et devrait être largement approuvée mardi prochain. Cette proposition de loi faisait suite à l'affaire Carreman, du nom de la société qui avait invité ses salariés à partir travailler en Inde pour un salaire mensuel de 69 euros. Son PDG avait justifié son offre en expliquant que la loi l'obligeait à faire des propositions de reclassement sur les autres sites de l'entreprise. 

La nouvelle loi crée l'obligation de proposer au salarié une "rémunération équivalente" en "valeur absolue" à celle qu'il percevait dans son précédent emploi. Ce qui mettrait fin de fait aux propositions de reclassement dans des filiales des pays émergents. Il est en outre précisé qu'un groupe implanté à l'étranger qui doit procéder à des licenciements économiques devra préalablement adresser un questionnaire à ses salariés. Ceux-ci disposeront de six jours ouvrables pour dire s'ils acceptent de recevoir des offres de reclassement dans d'autres pays, en précisant où et pour quel salaire. L'employeur sera alors tenu de n'adresser des offres à l'étranger qu'à ceux qui en auront clairement manifesté le souhait. 

L'autre objectif de la loi réside dans le fait de ne plus pénaliser les entreprises qui ne proposent pas de reclassement dans des pays à trop bas coût. "Il est absurde qu'une entreprise soit traînée devant les tribunaux et condamnée parce que sa direction a choisi en conscience et en accord avec le comité d'entreprise de ne pas proposer de telles offres de reclassement", estime le nouveau ministre du Travail, Xavier Darcos. C'est le triste sort qu'a connu le fabricant de chaussettes Olympia – condamné à verser 2,5 millions d'euros – pour n'avoir pas proposé de reclassement en Roumanie pour un poste payé 110 euros par mois.

Votre avis : Faut-il proposer des reclassements dans les pays à bas coût ?
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Rédaction Journal du Net

 
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