Débusquer les charlatans
Restez vigilant sur les professionnels que vous côtoyez, ceux auxquels vous donnez des informations stratégiques. Parmi les intermédiaires et conseils, sachez vous entourer de personnes sûres. Ayez également l'œil pour repérer les cédants qui ne veulent pas vraiment vendre et vous font donc perdre votre temps. Si vous sentez au premier contact que le chef d'entreprise n'est pas prêt à se séparer de son "bébé", il vaut peut-être mieux abandonner tout de suite.
Se laisser entraîner à l'affect
Soyez sûr de signer pour les bonnes raisons. Si vous avez un doute au dernier moment, il n'est jamais trop tard pour reculer. Ce n'est pas parce que le feeling passe bien avec l'équipe, que le cédant est sympathique, l'activité valorisante... que vous devez vous engager tête baissée. Surtout si le secteur d'activité vous paraît très complexe, l'avenir soumis à de nombreux aléas, la législation en train de changer en votre défaveur, l'activité extrêmement technique, alors prudence !
Ne pas arriver à convaincre son banquier
Obtenir les fonds nécessaires est un passage obligé et parfois douloureux pour le chef d'entreprise en puissance. Pour convaincre votre banquier, présentez-lui un projet ambitieux mais réaliste et des garanties solides, avec un investissement personnel conséquent, lorsque c'est possible. S'allier à un investisseur a également de quoi rassurer les plus frileux. Si un investisseur professionnel estime votre projet intéressant cela apporte une caution significative à votre dossier.
Acheter au prix fort
Acheter trop cher est une crainte omniprésente. Elle est toutefois à relativiser. De nombreuses techniques comptables et financières permettent d'évaluer une entreprise. Le bon prix est ensuite celui que vous êtes capable de mettre car seul l'avenir permettra de savoir si votre investissement est rentable. Acheter une entreprise, c'est miser sur son avenir et son développement, qui dépendra alors de vous et de votre gestion.
Garder le cédant dans votre effectif
Certains contrats prévoient de garder l'ancien propriétaire parmi les cadres dirigeants de l'entreprise. Selon Didier Chambaretaud, c'est une mauvaise idée. "Même s'il n'y a pas de conflit de personnes, il vaut mieux se débarrasser du cédant car vos intérêts divergent." Vous aurez également le champ libre pour installer votre autorité et mettre en place vos propres projets.