Mésestimer le cédant

le cédant n'est peut-être pas le doux agneau qu'il semble être.
Le cédant n'est peut-être pas le doux agneau qu'il semble être. © cranach - Fotolia.com

Non, le cédant n'est pas un pauvre type qui n'a rien compris au potentiel de son entreprise. Ce n'est pas non plus forcément un chic type qui rêve de la transmettre dans de bonnes conditions. "Souvent les repreneurs ont tendance à mésestimer le cédant, confie Olivier Menu. Vous pouvez vous faire surprendre. Car si vous pensez avoir une claire vision des choses, en face, le cédant n'a parfois aucun business model, il sait simplement ce qui marche et ce qui ne marche pas. Il fait du business. Et en fin de compte, illustre le fondateur de Valexcel, vous croyez acheter une table et vous achetez en réalité une chaise longue." Désappointement garanti. 

Autre écueil, plus désagréable celui-là, "il arrive que le repreneur oublie de faire signer une clause de non-concurrence au cédant", explique Marie-Armelle Delauney. Un détail qui peut vous ruiner.