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septembre 2004
Qui
peut me financer ? La mallette du créateur
d'entreprise
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Pour
constituer votre manne de départ, plusieurs solutions : les banques,
le capital-risque ou encore le "love money". |
La phase d'amorçage reste la grande problématique
de financement des porteurs de projet en France. Le capital-risque
est encore frileux à cette étape et l'emprunt bancaire
n'est pas le mode de financement le plus approprié. Bref,
iI va vous falloir tester plusieurs pistes afin de trouver un financement
approprié. Dans tous les cas, disposer d'un minimum de fonds propres
sera pour vous un avantage clef.
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| Financer
soi-même son projet évite de s'endetter et permet
de rester seul maître à bord. Mais il est extrêmement
rare d'avoir les moyens suffisants. Sachez qu'il est possible
d'épargner en vue d'une création d'entreprise,
grâce au livret d'épargne entreprise. Comme le livret
d'épargne logement, il permet ensuite de négocier
un prêt intéressant. Attention, l'emprunt n'est
pas systématiquement accordé. L'apport personnel
peut également provenir d'un Plan d'épargne en actions
(PEA). La loi sur l'initiative économique introduit une
exonération d'impôt sur le revenu en cas de retrait
ou de rachat des sommes de son PEA avant cinq ans, si elles
sont affectées à la création d'entreprise.
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| Pour se lancer, vous serez peut-être obligé
de faire appel à vos proches. Les projets innovants nécessitent
notamment de présenter un prototype pour prétendre
à un financement. Or, l'élaboration de ce prototype
coûte cher. L'Anvar
peut aider le créateur, mais toujours en complément
d'autres financements. D'où l'intérêt de
demander la contribution de ses parents et amis. Mais attention,
en cas d'échec, vous risquez de regretter d'avoir ainsi
impliqué votre entourage. Par ailleurs, n'intégrez pas
au capital des amis ou de la famille uniquement pour leur faire
plaisir, même si cela ne concerne que quelques actions. Il sera
en effet très difficile de vous séparer de ces "sleeping partner"
par la suite. |
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L'emprunt
bancaire concerne généralement les investissements
incorporels. Il nécessite d'apporter soi-même
un minimum de fonds propres. Les banques demandent souvent
la caution personnelle du porteur de projet, surtout s'il
ne dispose pas de fonds propre. Dans ce cas, optez pour le
régime matrimonial
de la séparation de biens ou de la participation aux
acquêts s'il y a lieu. Par ailleurs, la Banque du développement
des PME propose des aides
via des Prêt à la création d'entreprise (PCE), à savoir
un crédit de 2 000 et 7 000 euros, sans garantie,
ni caution personnelle du créateur.
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Les business angels et capital-risqueurs ne sont accessibles
qu'à certains projets, généralement innovants.
Aujourd'hui, ce sont les entreprises des secteurs des bio et
des nanotechnologies qui ont le vent en poupe. La recherche d'un
investisseur se fait souvent par l'intermédiaire d'un
leveur de fonds, qui assistent notamment le créateur
dans la rédaction du business
plan.
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