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06/10/2004
Se mettre au vert, un an après
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En octobre 2003, ils nous racontaient leur vie de néo-rural. Un an plus tard, que sont-ils devenus. |
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"Je suis à la recherche d'un emploi"
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Frédéric
Cosperec, 33 ans, marié, un enfant
En recherche
d'emploi
Note de la rédaction : Frédéric Cosperec a désormais trouvé un emploi qui lui permet de rester à Dijon. Lire son courrier du 15 octobre.
Pour
s'oxygéner, Frédéric Cosperec est parti de la région
parisienne en 2002 pour s'installer à Chalon-sur-Saône
(Saône et Loire). Il travaillait alors deux jours par semaine
à Evry (Essonne), au siège de son entreprise, et
trois jours chez lui (lire son témoignage
en octobre 2003). Mais son employeur a depuis déposé
le bilan. Il vit aujourd'hui à Dijon et recherche un emploi.
Son goût pour la province est resté intact.
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Un an après, où en êtes-vous dans votre carrière en province ?
L'organisation que nous avions mise en place avec mon employeur, c'est-à-dire trois jours de télétravail par semaine,
a très bien fonctionné. Il était très satisfait de mes résultats.
Malheureusement, la société a déposé le bilan en décembre dernier
à cause d'un investissement risqué aux Etats-Unis. J'ai alors quitté Chalon-sur-Saône pour Dijon, où j'ai travaillé pour un éditeur de
logiciels jusqu'à la fin avril. J'habite donc aujourd'hui dans une ville,
Dijon, mais cela n'a rien à voir avec la pression de Paris, les bouchons
et la pollution. Je suis maintenant à la recherche d'un emploi et j'ai
différentes opportunités. Mon but est de rester dans une ville moyenne,
mais je suis prêt à partir dans une grande ville, en priorité Nantes
ou Lyon. Dans le pire des cas, je travaillerai à Paris et nous habiterons
dans une petite ville proche. Car le télétravail n'est pas toujours
bien ancré dans les mentalités. Surtout, ce n'est pas simple de
commencer dans une société en travaillant à distance. Il est plus
facile de demander le télétravail lorsque l'on a fait ses preuves.
Quel bilan tirez-vous de votre changement de vie ?
Je suis loin de le regretter ! Nous avons quitté le stress de la
vie parisienne. Notre cadre de vie est plus agréable, notre logement
plus grand. C'est important pour le bien-être familial et pour notre
bébé. Je ne vois pas mes enfants grandir à Paris. En France, tout
est concentré dans la capitale. Mais cela n'a pas de sens. Les recruteurs
se privent de cadres à potentiel. C'est ridicule de penser qu'il
faut absolument travailler au siège pour être efficace.
Votre
intégration en province s'est-elle bien passée ?
Cela a été un peu plus difficile à Chalon qu'à Dijon. Mais nous avons
aujourd'hui beaucoup d'amis. Il est souvent plus simple de rencontrer des gens
dans les villes de taille moyenne. A Paris, les gens restent dans
leur microcosme, ils sont peu ouverts et très individualistes.
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Avec
le recul, quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent se
mettre au vert ?
Il faut avoir une réelle volonté de partir. Ensuite, il faut bien
déterminer le lieu où l'on va s'installer. Si vous choisissez le
télétravail, il vaut mieux éviter d'être trop loin du siège, surtout
si vous devez vous y rendre toutes les semaines. Le télétravail
n'est possible que si vos supérieurs sont ouverts à ce type de
travail et ont confiance en vous. Il faut être capable de mobiliser
les autres. C'est à la personne qui est partie de s'adapter aux
autres. Par ailleurs, on risque de sentir le besoin de prouver son
efficacité, comme si on voulait se crédibiliser.
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