Bien répondre aux remarques exaspérantes "Moi, je n'aurais pas fait comme ça"

  
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"Si j'étais toi, je ne ferais pas comme ça"... La critique est ouverte, bien que pas toujours spécifique : votre interlocuteur ne ferait pas comme vous mais il ne vous dit pas d'emblée ce qu'il ferait. La critique peut être gratuite si cette remarque arrive a posteriori - "je n'aurais pas fait comme toi" - voire facile si l'action que vous avez entreprise s'est révélée un échec.

Pour autant, ce type de petites remarques peut facilement vous déstabiliser si elle est émise par quelqu'un qui compte. "La crise cristallise les ambivalences dans l'organisation des entreprises. Elle favorise les jeux d'influence : un ouvrier qui a une compétence rare, un collaborateur présent depuis 30 ans dans l'entreprise détiennent alors une autorité que ne suggère pas l'organigramme", estime Patrick Amar. Ce sont justement ces personnes qui peuvent vous déstabiliser.

Lorsqu'une telle remarque arrive, il faut évidemment demander à votre interlocuteur de préciser sa pensée, d'avancer des arguments factuels, d'imaginer aussi les inconvénients que peut générer son idée. Eventuellement, on peut amener le reste de l'équipe à se prononcer sur cette proposition. Si vous êtes le manager, ne donnez pas, dans ce cas, votre avis avant, car les débats seraient alors totalement faussés.

Puis, si vous demeurez convaincu par votre propre solution, sachez rester ferme. Vous êtes en charge du projet et pas votre interlocuteur. Ce qui n'empêche pas un peu de pédagogie : "il est bon de faire comprendre aux collaborateurs qu'ils peuvent avoir une utilité consultative sans avoir une utilité exécutive, assure le coach. Il faut expliquer que l'on a pris en compte ce que chaque membre de l'équipe a suggéré même si la décision finale ne va pas dans ce sens." Au risque sinon de perdre les remarques constuctives en même temps que les critiques gratuites.