 |
| | L'estimation
des coûts est une étape délicate © Getty | |
Estimer
les coûts
Deux éléments de coûts sont à
prendre en considération : la mobilisation de talents humains (quel niveau
de compétences et pendant combien de temps) et l'investissement (nouveau
logiciel, un recrutement...). Si la comptabilité ou le contrôle de
gestion peuvent vous aider, il est impératif de consulter les professionnels
concernés. Or "un projet est quelque chose d'innovant, il y a donc
beaucoup d'incertitudes. Cela induit parfois des dérives", constate
Alain Asquin. En effet, le budget est parfois plus négocié qu'estimé.
De plus, la qualité de réponse des divers intervenants dépend
de la qualité du lien social dans l'entreprise. "Il y a asymétrie
d'information entre le chef de projet et les responsables métier. S'il
n'y a pas de relation de confiance, on prévoira des marges de sécurité",
préconise Alain Asquin.
Penser aux coûts
cachés
| "Il
y a asymétrie d'information entre le chef de projet et les responsables métier" |
L'insertion
du projet dans son environnement est un élément auquel les entreprises
doivent être de plus en plus sensibles et qu'il convient de budgéter.
En effet, la réalisation du projet peut avoir un impact sur l'organisation
dans laquelle il va être intégré. Certains de ces coûts
sont tangibles : c'est par exemple le cas de réunions avec les riverains
ou de mobilisation de personnalités politiques locales pour un projet d'infrastructure.
Ou le temps de formation des utilisateurs finaux dans le cas du développement
d'un nouveau logiciel. D'autres coûts peuvent être plus informels
: il s'agira par exemple d'expliquer à ces mêmes utilisateurs en
quoi le nouvel outil va valoriser leur métier afin qu'ils acceptent de
l'adopter. "Plus le projet a un impact sur son système social, plus
il remet en cause des choses autour de lui et plus il sera coûteux",
récapitule Alain Asquin. Il n'en sera par ailleurs que plus décisif.