Corriger ses défauts professionnels

 

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"J'ai souvent eu le sentiment qu'en faire deux fois plus que mon voisin serait vain. C'est décourageant pour les personnes compétentes et motivées", regrette Florence (voir son témoignage). Selon une enquête de BPI, la reconnaissance au travail est ce que les salariés attendent le plus de leur chef. 59 % des Français la classe comme la première des priorités. "En France, les managers ont cette impression que, s'ils disent ce que leur collaborateur fait de bien, celui-ci se relâchera dans son travail", souligne Pierre-François Brès.

 

Les signes qui ne trompent pas

» Une recrue très motivée qui, en un an, a perdu son entrain.

» Il suffit souvent de compter le nombre de fois où l'on félicite ses collaborateurs, notamment de manière individuelle.

 

"Merci, vous avez fait du bon travail"

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L'effet que le signe de reconnaissance va produire sur le collaborateur compte plus que l'importance du travail accompli © Getty
 

Pour remédier à ce problème, il faut tout d'abord cibler le signe de reconnaissance qu'attend le collaborateur. Est-ce de recevoir une prime, de se voir confier un dossier stratégique, d'être félicité en public ou tout simplement de recevoir un 'merci' ? Dans tous les cas, ce petit mot de reconnaissance du travail accompli est indispensabe. Pour cela, il faut commencer par observer comment il travaille pour pouvoir repérer ce qui pourra faire l'objet d'une félicitation. Cela peut être un effort inhabituel, un progrès sur un point discuté antérieurement, une initiative, à l'issue heureuse ou non... Le signe de reconnaissance ne doit pas être évalué à l'échelle de ce qui a été accompli mais de l'effet qu'il produit sur le collaborateur qui le reçoit. Il doit être fait rapidement, discrètement et ne pas s'éterniser.

 

Le manager doit également apprendre à formuler positivement les retours à un collaborateur. "Il faut se forcer à commencer par ce que l'on a trouvé de bien dans son travail. On le place ainsi dans une meilleure posture pour écouter ce qui ne va pas ou moins bien, conseille Pierre-François Brès. C'est très simple, il suffit de le vouloir." En gardant toujours en tête que ce sont des actions ou des comportements qu'il faut valoriser, non la personne en elle-même. Un conseil qui vaut aussi pour les reproches.


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