Savoir travailler dans l'urgence Gérer les lendemains

Ça y est : le dossier est rendu, le problème du client réglé, la réponse à l'appel d'offres envoyée. Il s'agit de ne pas laisser lettre morte cet épisode d'urgence et de réaliser un débriefing. "Il faut pouvoir parler de ce qui s'est passé, de préférence dans un contexte informel pour donner aux gens l'envie d'échanger", recommande Robert Knecht. L'idée est d'identifier les problèmes qui se sont présentés : défauts dans l'organisation, manque de coordination ou d'anticipation, comportements trop agressifs de certains sont autant de points à aborder. Si l'on a des griefs sur une personne en particulier, on préfèrera toutefois un échange en tête à tête avec son manager.

 

Il ne faut pas oublier de se débriefer soi-même. Ai-je gardé mon sang-froid ? Quand me suis-je senti le plus vulnérable ? Quelle a été ma première réaction ? Comment les autres m'ont-ils perçu ? Comment me suis-je sorti des contretemps ? Si cette expérience s'est révélée plutôt négative, c'est peut-être parce qu'une routine trop grande s'est installée dans votre travail et vous empêche de faire face aux aléas. Il faut alors développer votre adaptabilité et varier ses méthodes de travail. Demander régulièrement de nouvelles tâches à son manager peut aider.

 

Inversement, aimer travailler en situation d'urgence présente de vrais avantages mais également quelques inconvénients dont il est bon d'avoir conscience. Il faut ainsi rester vigilant à ne pas créer soi-même les urgences. Outre que ce sont des situations fatigantes pour le corps, elles peuvent être problématiques lorsqu'on doit travailler en équipe. "Dans les phases d'urgence, on a l'impression que l'on existe vraiment, que notre travail a un sens, ajoute l'expert. Mais cette valorisation ne doit pas être une justification du recours à l'urgence."

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