Savoir travailler dans l'urgence Les réflexes à éviter

Suivre le tempo impulsé par les nouvelles technologies

Vous êtes concentré sur votre reporting du mois quand une fenêtre de votre messagerie électronique vous annonce la réception d'un email de votre direction. Serein, vous vous dites que vous traiterez la question une fois votre travail terminé. Mis à part qu'entre-temps, une conversation écrite s'engage entre différents destinataires de l'email. Vous n'avez plus le choix, vous devez régler cela tout de suite. Ce qui est vrai avec l'email l'est tout autant avec le téléphone. Et cela peut devenir envahissant quand votre smartphone vous suit jusque chez vous. Face à cette accélération de la communication, savoir trier ce qui est urgent de ce qui ne l'est pas et expliquer cela à son manager est d'autant plus essentiel.

 

Confondre urgence et précipitation

C'est une chose de devoir travailler rapidement, cela en est une autre d'accomplir ses tâches le plus vite possible. Le temps n'est qu'un paramètre parmi d'autres. Pour prendre une décision par exemple, on raccourcira les délais de validation, on accélérera la remontée d'information mais on ne négligera pas l'étude des différents scénarios. Il faut lutter contre le souhait de montrer que l'on sait décider vite. Pour être bien vu en interne, mieux vaut une bonne décision qui a demandé un peu de temps qu'une mauvaise prise rapidement.

 

Sortir de son périmètre

Pour qu'une équipe soit efficace en situation de crise, chacun doit avoir une connaissance précise de ce qui fait partie de son rôle et s'y tenir, sauf ordre contraire de la hiérarchie. Au risque sinon de s'essouffler dans une série de petites tâches que, dans la précipitation, on fera toutes mal. Cela ne veut pas dire qu'il faut écarter toute prise d'initiative : en l'absence d'un décideur, le N-1 doit savoir prendre la relève et décréter les mesures qui s'imposent.

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