Un avantage doit toujours être utilisé

quand vous avez toutes les cartes en main, n'attendez pas pour en tirer profit.
Quand vous avez toutes les cartes en main, n'attendez pas pour en tirer profit. © apops - Fotolia.com

Le retour de Steve Jobs chez Apple fit sensation. Lorsqu'il est apparu chez Macworld en janvier 2007, Jim Carlton, journaliste du Wall Street Journal, avait indiqué que le retour d'Elvis Presley n'aurait pas provoqué un plus grand bouleversement. Steve Jobs insistait sur le fait qu'il n'était qu'un conseiller d'Apple à cette époque-là, mais les employés savaient qu'il contrôlait le groupe. Gil Amelio se reposait sur lui pour permettre à la société d'aller de l'avant.

Steve Jobs a profité de ce nouvel avantage : il a organisé une réunion du conseil d'administration et a demandé d'abaisser le prix d'exercice des stock options pour leur rendre leur valeur. La démarche était légale mais mal vue d'un point de vue éthique. Même après le refus du conseil d'administration, Steve Jobs n'en démordait pas : "Vous m'avez fait venir pour résoudre les problèmes et vous détenez la solution. Si vous ne voulez pas agir, vous ne me verrez pas lundi matin. J'ai des milliers de décisions bien plus complexes à prendre, et si vous ne pouvez faire preuve de soutien dans ce genre de situation, je n'y arriverai pas. Si vous n'agissez pas, je quitte le groupe et vous pourrez rejeter la faute sur moi et affirmer que Steve Jobs n'était pas fait pour le poste."

Le conseil changea d'avis, mais Steve Jobs ne s'arrêta pas en si bon chemin. Le lendemain, il exigea la démission du conseil d'administration, à l'exception d'un seul membre, Ed Woolard. En choisissant lui-même les dirigeants du groupe et en agissant indépendamment de ces derniers, il était libre de contrôler les projets d'Apple et d'inventer l'iPod.