Frappez le fer lorsqu'il est chaud, et frappez fort

frappez un grand coup pour marquer les esprits et ne vous reposez pas sur vos
Frappez un grand coup pour marquer les esprits et ne vous reposez pas sur vos lauriers. © macrovector - Fotolia.com

Lorsqu'ils rencontrent le succès, les gens se prennent parfois à penser qu'ils pourront arrêter de travailler. Steve Jobs n'était pas du tout de cet avis. Lorsque l'énorme pari qu'il avait fait sur Pixar a fini par payer et que "Toy Story" a été encensé par les critiques et le box office, il a décidé d'introduire la société en bourse. Les investisseurs estimaient cela impossible, en particulier parce que Pixar avait perdu de l'argent cinq ans auparavant. Même John Lasseter, responsable créatif de Pixar, avait conseillé à Steve Jobs d'attendre la production d'un second film. Mais Steve Jobs n'a rien voulu entendre. "Il n'a pas tenu compte de mon avis et a affirmé que nous avions besoin d'argent, dont la moitié pour les films, et renégocier l'accord avec Disney", a-t-il raconté à Walter Isaacson.

Le scénario se déroula exactement ainsi : Pixar entra en bourse une semaine après la projection de Toy Story dans les salles et remporta un succès monstrueux. Son introduction en bourse a dépassé celle de Netscape en 1995 et, surtout, Pixar n'était plus dépendant de Disney pour financer ses films. Tout d'un coup, Disney avait besoin de Pixar, la situation s'était inversée. Par la suite, Disney a racheté Pixar pour 7,4 milliards de dollars, faisant de Steve Jobs le plus grand actionnaire de Disney, préservant l'indépendance de Pixar et sauvant la section d'animation de Disney.