Peut-on faire une analogie entre le détenu et le placardisé ?

On cherche à faire sortir le placardisé et à retenir le prisonnier. Nuance. © bowie15 -123RF
"Il n'y a pas de fumée sans feu : si on est en prison il s'est passé quelque chose, si l'on est au placard on l'a un peu cherché", résume Sandra Sadat. Et d'ajouter : "On commet des erreurs en négligeant l'importance des relations humaines et la valorisation de son image. Un détenu a besoin d'un avocat pour sortir de prison, un placardisé peut en sortir seul s'il change sa manière d'être. Votre mauvaise image dans l'entreprise n'est pas figée, elle peut évoluer mais cela demande une remise en cause profonde", dit-elle.
Pour Maurice Imbert, cette analogie est "trop radicale et non pertinente car le placardisé conserve sa liberté de penser et d'agir". Selon Stéphane Dassé, "c'est rigoureusement impossible, le détenu, par principe, est celui qu'on empêche de sortir. Le placardisé, c'est celui qu'on cherche à faire sortir. Ce sont deux situations antagonistes."