Se faire embaucher : les risques à prendre... ou pas Changer d'emploi, un risque en soi

La période où l'on change d'emploi est charnière pour sa carrière. Et le cadre concerné peut avoir les yeux plus gros que le ventre. Au moment de fixer les ambitions d'un changement de poste, on peut être tenté de risquer le tout pour le tout avec l'idée que si l'on est recruté, c'est que l'on est nécessairement au niveau. Malheureusement, la réalité est un peu plus complexe.

"Il ne faut pas faire confiance aux gens qui vous évaluent, estime Thierry Verdier, pourtant lui-même recruteur. Quitter sa société comporte déjà un risque, mais en changeant simultanément d'employeur et de métier, le risque d'échec est démultiplié. Même chose si l'on veut en même temps évoluer dans la hiérarchie." Mieux vaut avoir conscience des dangers que représentent les changements d'emploi si l'on ne veut pas tout perdre d'un coup. Peut-être vaut-il mieux évoluer pas-à-pas en changeant d'employeur avant de grimper les échelons plutôt que de se montrer incapable de faire face aux nouvelles exigences.

Risque nécessaire

"Il ne faut pas faire confiance aux gens qui vous évaluent"

Bien évidemment, un part de risque est indispensable pour évoluer : en acceptant la proposition d'un nouvel employeur, vous ne savez pas exactement où vous mettez les pieds. Et la période d'essai peut se révéler fatale. L'idéal consiste à se renseigner sur l'entreprise que l'on compte intégrer pour ne pas se fier uniquement au discours du recruteur. Entrez en contact avec des salariés, actuels et anciens. Evaluez aussi honnêtement vos capacités d'adaptation pour savoir si vous êtes en mesure d'intégrer une entreprise qui travaille de façon radicalement différente. Ainsi, vous limiterez les risques d'incompatibilité entre vous et votre nouvel employeur.

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