L’apprentissage : le remède au fléau du chômage des jeunes diplômés

Devenu priorité nationale, l'apprentissage constitue une opportunité pour trouver rapidement sa place dans le monde de l'entreprise. Pour en faire une réussite, apprenti et tuteur doivent travailler main dans la main.

Lors de l’annonce de son plan pour l'emploi des jeunes, Nicolas Sarkozy a dit : "Il y a deux choses qui marchent et en quoi je crois, c'est la formation en alternance et l'apprentissage. 70% des jeunes qui suivent ces cursus trouvent un emploi."
À l'heure où l'école semble avoir perdu de son autorité et de sa légitimité auprès des jeunes en attente d'apprendre un "vrai" métier, l'apprentissage apparaît comme une bénédiction. De plus de plus de jeunes choisissent d'emprunter cette voie. Comment ce mode de formation est vécu par les élèves concernés et leurs responsables ? Sur quels principes la relation entre l'apprenti et son tuteur doivent-elles se fonder ? Et quel est le rôle du tuteur auprès de l'apprenti?

Nous avons rencontré Simon Berna, jeune homme de 21 ans, étudiant à l'école Euridis et futur ingénieur d'affaires en apprentissage dans la société MC Next depuis huit mois, et Béatrice Dupuis, sa tutrice et directrice commerciale de l'entreprise.
Pour Simon le choix de l'apprentissage est, comme pour beaucoup de jeunes qui optent pour cette formation, basé sur la possibilité de pouvoir "évoluer plus rapidement" qu'en milieu scolaire classique. En effet, le rythme de trois semaines en entreprise et une semaine à l'école permet "de faire le lien entre la théorie et la pratique", ce qui est très important pour les jeunes qui, malgré leurs connaissances théoriques, ont parfois des difficultés à les appliquer concrètement lorsqu'ils arrivent pour la première fois dans le monde de travail. Ainsi comme l'explique Béatrice Dupuis, sa tutrice, l'apprenti est réellement "intégré à l'équipe", et n'est pas seulement un "observateur", mais bien un "acteur" et un "collaborateur", au même titre que tout employé de l'entreprise. C'est de cette façon que Simon peut appréhender les fonctions et les responsabilités de son futur métier : Ingénieur d'affaires dans les nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Pour que la formation en apprentissage se déroule dans les meilleures conditions, il faut également une implication réelle et constante du tuteur, qui est le garant de la qualité et du bon déroulement de l'expérience. Ainsi le rôle de Béatrice est de "transmettre son savoir et aider Simon à aller vers l'autonomie". Pour ce faire, et c'est la condition sine qua non, elle doit trouver "les moyens de se libérer pour prendre le temps de l'accompagner".

À voir nos deux interviewés, un constat s'impose : il plane une harmonie et une complicité certaine entre Simon et Béatrice, et ils ont l'air satisfait de la formule de l'apprentissage et entretiennent, comme nous le dit Simon, "une bonne relation de travail".
Pour Simon, c'est une façon de se professionnaliser rapidement et sérieusement dans la mesure où il est épaulé et suivi. Quant à l'entreprise qui accueille un apprenti, c'est également une opportunité dans le sens où il s'agit de former un jeune sur le long terme, et d'en faire un futur salarié qui aura toutes les cartes en main pour évoluer dans une société dont il connaît déjà le fonctionnement.
Nous l'avons compris, l'apprentissage est un réel progrès et une chance pour les jeunes d'accéder au monde du travail. C'est d'autant plus bénéfique, comme dans le cas présent, où il existe une véritable complicité professionnelle entre l'apprenti et son tuteur. Une dernière recommandation de Simon pour les jeunes qui hésitent sur la manière de se professionnaliser : "auto-réalisez-vous à travers l'apprentissage!".


Kevin Vallais, Zalik Daroueche, Anas Baggar et Benjamin Sichet
Ingénieurs Commerciaux en alternance chez Euridis, école spécialisée dans la formation en apprentissage de chargé d'affaires en NTIC

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