10 conseils pour créer une activité à succès et auto-financée d’édition de logiciels

Voici quelques recommandations pour définir les priorités de chaque entrepreneur qui souhaiterait créer sa propre activité d’édition de logiciels.

Même si ces préconisations ne s’appliqueront peut-être pas à l’identique dans toutes les situations, elles permettront aux créateurs de gagner en expérience et de transformer leurs idées de produit en une activité à valeur ajoutée.

1) Trouver un produit logiciel dont le marché a besoin

Ou qui a parfaitement réussi ses premiers tests fonctionnels. En clair, le marché exige des produits excellents dès leur conception ou offrant toutes les promesses d’excellence.

2) Se révéler au monde

Pour rendre le produit disponible à la vente, il faut un site Web qui informe sur le produit ainsi qu’une boutique en ligne. Au début, il est bien de confier cette dernière à un prestataire extérieur qui se chargera des ventes en contrepartie d’un coût de service peu élevé. Les avantages sont évidents : le créateur n’a pas à se soucier de la facturation, des taxes sur la valeur ajoutée (ou autres) appliquées dans les différents pays européens, des retours ou encore du débit des cartes de crédit. Il reçoit simplement une facture mensuelle détaillant chaque transaction et est ainsi libre pour se consacrer à sa tâche principale : le développement du produit.

3) L’optimisation et le marketing pour les moteurs de recherche (SEO et SEM)

Ce sont les moyens les plus simples et rapides pour se positionner sur le marché actuel. De nouveau, si le créateur du logiciel ne dispose ni de l’expertise ni des ressources nécessaires pour lancer les campagnes et effectuer le suivi des conversions, il doit externaliser son SEM. L’objectif à moyen terme sera toutefois de prendre en charge le SEO et le SEM au sein de l’entreprise. De plus, le SEM est un très bon moyen pour sonder le potentiel commercial d’un produit. L’absence de réponse sera en effet un indicateur puissant de l’absence de demande, indépendamment des qualités du produit. Autant dire que sans capital-risque, il sera difficile de convaincre le marché du contraire.

4) Présenter le produit de façon plus active

Sur un salon, par exemple. Malgré tout, il est assez déconseillé de le faire dès à présent. Si cela peut s’avérer un bon exercice du point du vue de la confiance et de la fidélité à soi-même, c’est avant tout une perte de temps et d’argent.
En effet, les événements de ce type sont dominés par les solutions poids lourds des fournisseurs historiques, financièrement solides. Personne ne peut lutter, du moins à ce stade, ne serait-ce qu’en raison de la taille de leurs stands.
Il faut attendre un peu et plutôt…

5) Mettre ses forces au service du marketing produit

Et investir dans l’élaboration de la stratégie marketing, la qualité des relations presse et la mise en forme de la communication de l’entreprise. Les médias sociaux ne doivent pas être négligés. Il faut s’appuyer sur les fonctionnalités essentielles et solides du produit et ne pas se disperser car l’avis de la communauté en ligne influencera fortement le succès ou l’échec du produit.  Cette communauté apportera en outre de précieux commentaires permettant d’améliorer le produit.
Il s’agit de ne pas perdre de vue la qualité des commerciaux et des conseillers du support technique qui jouent un rôle d’intermédiaire en relayant la voix des clients et leurs demandes de services au sein de l’entreprise. Grâce à cette approche, les clients seront heureux de participer aux tests d’analyse d’erreurs et autres bêta-tests.

6) Étendre l’activité à d’autres marchés

Grâce à des responsables du développement qui maîtrisent les conventions locales du commerce et du marketing. En s’inspirant de leurs expériences et de leur activité sur le marché local, les spécialistes appliqueront les mesures de marketing adaptées au pays ciblé, en s’appuyant sur le SEM, le SEO et les RP.

7) Localiser le logiciel

Celui-ci doit être conçu dès le départ pour pouvoir être traduit dans différentes langues. À défaut d’anticiper cette tâche, le créateur sera confronté à un surplus de travail. Bien sûr, cette étape peut être menée à bien antérieurement ou parallèlement à l’étape 6.

8) Développer l’activité via les canaux de distribution

C’est-à-dire de commercialiser le produit avec l’aide de revendeurs et, éventuellement, de distributeurs. Même si le produit a probablement déjà été vendu par le biais de revendeurs lors des étapes précédentes, il faut que cette revente soit dorénavant supervisée et officialisée de façon systématique, par un programme de partenariat, des accords de revente, l’organisation d’un réseau de détaillants dans chaque région/pays, etc. C’est également le moment idéal pour dynamiser le développement de l’entreprise en embauchant des responsables partenaires présents au siège et/ou dans chaque région.

9) Exposer dans un salon professionnel

Si l’activité se développe sans encombre à la suite de l’étape 8.) et qu’il est toujours possible d’améliorer la satisfaction des clients, l’acceptation des produits et les ventes grâce à une représentation locale, il ne faut pas hésiter à exposer.

10) Créer une filiale

Si d’ores et déjà  un ou plusieurs responsables partenaires  ont été recrutés et qu’une présence locale est nécessaire, la première équipe est peut-être déjà sur place. Il faut passer alors à la vitesse supérieure et recruter pour les autres fonctions (avant-vente, assistance, back-office). La structure idéale pour cela est une filiale.

Autour du même sujet