7 moments de vérité pour éprouver votre productivité

Quel est le meilleur jour pour être le plus productif ? Le jour où vous avez moins de travail à faire ? Le jour où vous avez défini clairement vos priorités ? Le jour où vous êtes débordant d’énergie ? Raté ! L’exigence de productivité n’attendra pas que ces conditions parfaites soient remplies.

C’est de chaque instant de votre journée que vous disposez pour élever votre niveau de productivité.
Et parmi ces instants, il y a en qui peuvent être déterminants.

Lorsque ça suffit pour aujourd’hui

Imaginez que vous êtes sur une activité ou un projet et vous regardez la grosse tâche que vous avez abattue. Lorsque vous essayez de comparer ce que vous avez fait aujourd’hui par rapport à ce que vous avez prévu de faire ou que vous vous voyiez capable de faire, vous avez le sentiment que vous avez battu tous vos records. Quoi ? Vous avez atteint un niveau de productivité extraordinaire.
En général, ce n’est pas parce que vous êtes fatigué que vous arrêtez. En général, dans ces moments, vous avez encore un peu d’énergie à revendre. Je ne dis pas qu’il faut épuiser toute son énergie avant de quitter. Même pas. Lorsque vous avez atteint un niveau de productivité extraordinaire et avez le sentiment d’avoir battu des records, vous venez d’établir un record que vous pouvez battre sur le champ.
Imaginez que vous  avez l’habitude de réaliser une tâche à hauteur de 50 et qu’aujourd’hui vous êtes à 75. Il est normal qu’à un moment donné, vous vous disiez ou que quelqu’un vous dise : « ça suffit pour aujourd’hui ». Si je dois vous dire une chose, c’est que vous n’avez jamais été aussi déterminé que vous l’avez été pour atteindre 75. Profitez de cette détermination au top pour passer à 85 voire 100.
Parfois on est optimiste et on se dit : « Demain je vais continuer, il n’en reste que très peu à faire ».
Et qu’est-ce qui se passe le lendemain ? Vous n’avez pas la même détermination ni le même niveau d’énergie; en plus, de nouvelles priorités viennent vous distraire. Pourquoi ne pas profiter de ces moments uniques pour faire passer votre niveau de productivité au niveau le plus extraordinaire possible ?

Lorsque vous êtes fatigué

La dernière fois où j’ai eu la détermination pour mettre à jour mon profil Linkedin, c’était la nuit d’un mercredi où mon vol avait atterri à 3 h du matin, je suis retourné à l’Aéroport raccompagner une collègue qui allait en mission alors que j’avais un rendez-vous à 9 h, un autre à 11 h, un autre à 15 h, et un autre à 16 h 30 et puis une formation à 18 heures. Vous imaginez, j’étais vraiment fatigué à la fin. Mais sur le vol, j’avais lu un livre où l’auteur critiquait ces entrepreneurs et professionnels qui veulent vendre mais qui ne prennent pas soin de leur marketing personnel (j’en faisais curieusement partie). Je ne pouvais pas aller me coucher sans soigner un temps soi peu mon profil Linkedin. Heureusement le résultat a été immédiat, je suis passé de 121 relations à 530 en 96 heures et avec deux demandes de services. La question, c’est : est-ce que j’aurai pu mettre à jour mon profil un autre jour ? Peut-être mais pas avec la même frustration et la même envie de faire quelque chose. Si un jour, vous êtes fatigué, mais avez cette obligation de finir le boulot, sachez que c’est le moment de vérité de votre productivité. Finissez le boulot.

Lorsque rien ne presse

Vous le ferez en son temps ? Oui c’est confirmé ! Nous sommes d’autant plus productifs lorsque nous sommes sous pression? Oui c’est vérifié ! Quoi ? Nous ne sommes pas plus productifs lorsque tout devient urgent, nous suspendons tout pour y consacrer le temps dont nous disposons.
Nous ne produisons pas plus. Non, nous produisons ça seul et laissons de côté le reste. En vérité, nous faisons avec empressement en 48 heures ou 24 heures ce que nous aurons pu faire avec plus de minutie en 48heures divisées par 24. Nous avions un délai de 25 jours. Peut-être moins, peut-être plus. Il suffit d’appliquer la méthode des 60 minutes hebdomadaires ou sa version optimisée et consacrer tranquillement 2 heures par jour au projet ou à la tâche et nous l’avons terminé sans stress au 24ème jour pendant que les autres projets suivent (si nécessaire) leur cours.
Commencez à faire quelque chose lorsque rien ne presse. Faites chaque jour quelque chose lorsque rien ne presse. Et voici la bonne nouvelle : rien ne pressera jamais et vous serez d’autant moins sous pression inutile, moins de stress tout le temps. Vous ne serez plus un manager de la 25è heure pendant que votre productivité intégrée sera au top niveau. Surtout, n’oubliez pas (Les 7 lois de la gestion du temps) : devient urgent, ce qui n’a pas été en son temps

Lorsque vous avez beaucoup de choses à faire

Il n’y a pas un meilleur moment pour être utilement productif. La plupart des gens s’occupent au lieu d’être utilement productif. Nous avons pour la plupart beaucoup d’e-mails à traiter par jour. Vous imaginez. Il y a  en même temps beaucoup de gens qui passent leur temps à répondre à leurs e-mails et se disent fièrement en fin de journée : « J’ai répondu à tous mes e-mails en attente ». Ça, ce n’est pas de la performance, c’est de l’activisme. Vous avez été « très actif sur votre boite électronique » - à moins d’avoir été recruté pour répondre à des e-mails. Une astuce, lorsque vous avez beaucoup d’e-mail, vous avez l’opportunité d’être utilement productif en vous demandant : « Quel e-mail rapporte de l’argent, constitue une menace de perte d’argent et dont je dois m’occuper tout de suite ? ».
Vous n’aurez jamais l’opportunité de faire le maximum de choses qui importent que lorsque vous avez trop de choses à faire. Si vous faites bien le calcul, ce sont ces choses qui importent qui finissent par rapporter. La productivité consiste à pratiquer la procrastination créative en reportant à plus tard ce qui n’importe pas de manière à se concentrer sur ce qui importe. Curieusement, lorsqu’on élimine ce qui n’importe pas, on a toujours devant soit un boulevard pour faire les choses qui importent. Et quand on se concentre dessus, on devient utilement productif.

Lorsque vous n’êtes pas obligé de travail

Les temps de repos, d’attente ou de distraction constituent des temps où vous n’avez pas besoin d’être productif. Par exemple lorsque vous devez vous reposer, vous devez absolument vous reposer et ne rien faire d’autre. Lorsque vous attendez quelqu’un pour un rendez-vous ou pour passer à l’action, vous n’avez qu’à l’attendre, il finira par venir. Non ? Lorsque vous participez à une fête ou à une cérémonie, vous êtes là juste pour la fête, l’annonce ou le spectacle. Vous n’avez pas besoin d’être productif ?
C’est une chose.
L’autre chose, c’est que les gens hyper-productifs et performants profitent de ces moments pour optimiser leur niveau de productivité. Ils réduisent le temps de sommeil en améliorant les conditions de sommeil de façon à pouvoir récupérer en moins de temps que prévu et utiliser le reste du temps pour produire des résultats qui les fassent progresser (les autres sont très productifs en sommeil…, c’est aussi de la productivité).
Ils profitent des temps d’attente, d’un vol ou d’un voyage en train pour faire de la planification, de la révision et pour finaliser des documents. Même lorsqu’ils sont au volant, ils continuent d’être très productifs en apprentissage…Ils écoutent des CD pour croitre personnellement et professionnellement. Pendant que les autres regardent un spectacle ou suivent une cérémonie, eux ils créent des relations, détectent des opportunités. Et vous savez ce que les autres disent après : « On ne peut quand même pas travailler tout le temps  non ? ». La réponse, c’est NON. Et vous savez pour qui, à quelles conditions et pourquoi.

Lorsque vous avez très peu de temps

C’est l’opportunité de ne consacrer son temps qu’à ce qui importe vraiment et va rapporter à la fin de la journée ; ensuite d’atteindre le niveau maximal de production avec les choses qui importent. Qui sont les meilleurs pour perdre du temps à faire les choses inutiles alors qu’ils n’ont pas beaucoup de temps ? C’est en général ceux qui ont ou finissent par avoir très de temps. Je pense qu’il ne faut pas perdre de vue ses exigences vitales et professionnelles de production et de performance.
Et lorsque nous en venons à n’avoir plus que très peu temps, il faut que nous ayons la lucidité de nous poser la question suivante : « Considérant le temps dont je dispose, qu’est-ce qui si je le fais va faire passer mon niveau de performance au meilleur niveau possible ? » ou encore « Sachant le peu de temps dont je dispose, quelle est l’utilisation la plus valeureuse que je puisse en faire ? ».

Lorsque vous traversez une crise personnelle

Je pense personnellement que l’une des choses les plus insensibles qu’on puisse demander aux gens, c’est d’exiger qu’ils continuent d’honorer leurs engagements malgré les crises qu’ils traversent. Enfin, je pensais…jusqu’au jour où j’ai eu l’une de ces conversations avec un avocat qui a changé ma vision des choses. Il m’a dit ceci : « N’oubliez pas que dans l’exécution du contrat que vous allez signer vos crises personnelles voire professionnelles ne font pas partie des cas de forces majeures. Réfléchissez bien ». Oui, j’avais compris que le fait que je sois souffrant, que ma fille soit souffrante, que mon mariage soit en sursis, que ma femme me quitte, que les chiffres de l’économie soient mauvais… ne constituent pas des cas de forces majeures à l’exécution de mes obligations. J’ai compris que se montrer honorable, c’est réussir à honorer ses engagements surtout lorsqu’on traverse une crise personnelle ou professionnelle.
C’est ici que la plupart des gens annulent leurs rendez-vous qui à terme peuvent bien, directement ou indirectement, les sortir de la crise, réduisant ainsi leurs chances d’optimisation de productivité. Ce que je fais désormais, c’est de ne pas tomber dans ce piège contreproductif ! Alors, lorsque, je traverse une crise, je me demande : « Quels sont mes engagements qui attendent d’être honorés indépendamment de ma crise ? ». Ce n’est pas facile mais lorsque je sais me concentrer pour continuer de faire ce qui doit continuer d’être fait malgré mes crises personnelles, les résultats sont toujours  largement meilleurs.
Continuez de vous occuper de votre santé même lorsque vous traversez une crise financière. Continuez de faire le sport même si vous avez des urgences au bureau. Continuez d’aimer et d’assister même si vous avez perdu l’amour de votre vie. Vous serez plus sauvés par les choses devant être faites et que vous aurez faites que les choses que n’auraient pas été faites pour quelques raisons, fut-ce une crise personnelle que vous seriez en train de traverser.

Autour du même sujet