Les dix erreurs à ne pas commettre en entreprise

Lorsque l’on travaille en entreprise, avec des collaborateurs, des collègues et une hiérarchie, certaines erreurs de positionnement sont à bannir. Gros plan sur les dix commandements psychologiques du travail.

Ne soyez pas docile

On pourrait croire qu’être serviable aide à l’évolution professionnelle mais au contraire cela peut desservir dans bien des cas. Dire oui à tout, accepter les heures supplémentaires sans questionnement, et laisser passer des commentaires relevant de l’abus de pouvoir sans manifester de réaction sont le meilleur moyen que l’on ne vous donne rien de plus que ce que vous avez déjà. Ni évolution, ni respect.

Travaillez dur oui, mais sachez vous faire respecter

Le chemin vers cet état d’esprit a pour principale embûche, à nouveau, vos barrières inconscientes. Cette névrose  qui vous empêche de défier l’autorité. Que ce soit par la peur de perdre votre job ou celle de déclencher un conflit, gardez bien en tête que dire oui à tout est bien pire que le non.  Différenciez bien la docilité de la serviabilité. SI vous aimez aider et voulez rendre service, verbalisez que c’est par envie ou passion mais surtout pas pour la simple et bonne raison qu’on vous le demande.

Complimentez collaborateurs ou hiérarchie avec parcimonie

« C’est formidable ce que vous faites », « votre idée est épatante » etc.… Ces phrases toutes faites dont parfois l’on use pour créer une bonne relation avec son boss ou avec ses collaborateurs sont à utiliser au bon moment et lorsque c’est vraiment fondé.
Rien de pire que les personnalités qui cherchent à séduire. Car la dimension psychologique que renvoie une telle attitude montre  votre insécurité. Vous n’êtes pas sûr de vous et vous compensez par un comportement de séduction. Ou pire, l’on sent votre admiration et le rapport d’égal à égal est compromis. Pour toujours votre positionnement se fera en infériorité.

Entre collègues évitez les palabres

Que ce soit avec vos collaborateurs ou votre équipe, surtout ne critiquez personne sur un plan personnel. Vos jugements doivent toujours être professionnels. Même si l’on vous attire dans des conversations sur untel, sachez être celui qui n’en dit rien. Ou tout au plus confirme ou infirme d’un hochement de tête. Pourquoi ? Déjà parce que tout ce qui se dit se répète et se déforme. Vos propos pourraient arriver à l’oreille de l’intéressé d’une autre manière que ce que vous avez formulé. Ensuite parce que ce comportement renvoie une image de vous infantile et non professionnelle.
Même si vous vous sentez mis à l’écart  de ces moments où l’on parle des méfaits ou déboires de tel ou tel collègue, sachez qu’au fil du temps cela vous servira. La perception que vous donnerez de vous sera celle d’une personne assez sûre d’elle pour se concentrer uniquement sur sa vie et sur sa fonction professionnelle.

Ne vous déjugez pas

L’erreur est humaine. On peut tous prononcer une phrase malencontreuse, se tromper dans les chiffres ou rater une négociation. Mais au moment de le justifier à tout interlocuteur, pensez vos mots.
Vous devez avoir l’air sûr de vous même dans l’erreur, sinon l’on ne se fiera plus à vous.
Pour ce faire, reconnaissez vos erreurs mais en expliquant de suite ce qui vous a fait vaciller et ce que vous en avez compris.
Ne dites jamais « j’ai eu tort », « je me suis trompé », mais privilégiez « Les chiffres présentés comportaient quelques erreurs qui m’ont troublé, je dois retravailler ça ». Vous devez dans votre phrase lier le mot  « erreur » ou « faute » à un objet et non à votre personne. La communication est fondamentale et la mise en mots en fait partie intégrante. Sachez toujours donner à entendre que vous êtes le maître à bord de vos fonctions professionnelles.

N’imitez pas

Inspirez-vous éventuellement de la personnalité qui vous apparaît comme garante de la réussite mais n’imitez pas. Dans votre travail l’on doit sentir que vous avez des choses à dire, que vous avez un caractère bien à vous. SI vous imitez trop une personnalité qui en plus se fait remarquer, vous envoyez comme signal à ceux qui vous observent que vous avez un caractère faible, pas bien établi.
Vous pouvez avoir des modèles, des maîtres à penser, mais lorsque vous vous exprimez, lorsque vous marchez, lorsque vous conversez, sachez toujours intégrer toute pensée et avis extérieur que vous partagez comme étant le vôtre à part entière.

Évitez l’autocritique en publique

« Je ne suis pas à l’aise dans le relationnel », « je ne sais pas démarcher en face to face », « je n’ai jamais d’idée durant les réunions de brainstorming »… toutes ces petites phrases que l’on dit sans réfléchir dans sa journée de travail ont un impact directe sur ceux qui vous perçoivent. Vous êtes dans les yeux des gens ce que vous dites de vous. SI vous donnez à entendre que vous ne savez pas exécuter telle ou telle tâche, c’est ce que l’on va retenir de vous, et de plus vous exposez vos failles aux yeux de votre monde professionnel.
Le plus simple est de le garder pour vous, et si vous ressentez le  besoin de partager, faites-le toujours en dehors du boulot, dans un cadre amical. Car n’oubliez pas que les conflits d’intérêt et les rapports de force sont inhérents au monde du travail. Et qu’une aide d’un jour peut se transformer en reproche le lendemain, celui de ne pas bien savoir faire votre travail.

Choisir la mauvaise association

Il  y a des milliers de raisons de s’associer. Aimer le travail en équipe, profiter d’une collaboration fructueuse, créer une diversité des points de vue. Pourtant si une bonne association garantit la bonne marche d’un business ou d’une idée, la mauvaise peut réduire à néant vos efforts.
Donc jusqu'à preuve du contraire, fuyez les associations ou aucun lien d’amitié ou d’estime ne fait ancrage, liens fondés sur une connaissance réelle du partenaire envisagé. Si seules vos envies professionnelles vous relient, vous risquez un jour ou l’autre qu’elles vous divisent.
Car l’on ne sait jamais comment un parcours professionnel évolue dans le temps. Et votre intérêt du moment pourrait changer tout comme celui de votre associé. Pour éviter cela, associez-vous lorsque entre vous des similarités d’éthique, de morale ou de passion se tissent ensemble. Sinon faites plutôt cavalier seul, du moins autant que vous le pouvez.

Ne pas connaître ses droits

On avance dans le noir lorsque l’on ne connaît pas vraiment les lois qui nous relient à notre travail, ou ce qui est vraiment stipulé dans notre contrat. Sachez toujours où vous mettez les pieds et gardez en tête tout les tenants et aboutissants juridiques de votre fonction dans l’entreprise.
Car lorsque l’on a affaire à un boss, ou à des collaborateurs, lorsque l’on officie dans le monde du business, on a en face de soi des individualités avec leurs propres dimensions psychiques. Vous n’êtes jamais à l’abri d’un boss tyrannique, d’une collègue manipulatrice, ou de conflits inhérents au relationnel. Vous pourriez avoir envie de partir, on pourrait vous demandez de vous en aller… bref, pour être en sécurité sur votre sol professionnel, ayez en tête vos droits et devoirs. Que l’on sente émaner de vous une sécurité intérieure face à la mouvance du monde professionnel.

Ne pas rester éthique

Où que vous soyez placé sur l’organigramme hiérarchique, sachez rester éthique quoi qu’il arrive comme bourrasque professionnelle. Trahison d’un collègue, proposition financière alléchante ou conflit dans le cadre du travail ne doivent pas altérer votre fil conducteur d’éthique et de valeur.
Car rester moral dans la tourmente, sans passer par les coups bas, renvoie une image de vous intègre, et d’inconscient à inconscient on vous en sentira d’autant plus fort. Vous assurez votre autorité par un comportement qui ne trahit pas les valeurs que vous avez exprimées au préalable.
Car rien de pire que celui qui change son fusil d’épaule. N’oubliez jamais que vos collaborateurs d’aujourd’hui peuvent être vos ennemis de demain et vice versa, sachez avant toute chose être une personnalité fiable.

Accepter l’anxiété, la pression ou le mal-être comme inhérent à votre fonction professionnelle

Non l’anxiété ou la frustration au travail ne sont pas une fatalité. On vous a appris depuis le plus jeune âge que travailler cela doit être dur, et que c’est à bien différencier des plaisirs. Ce pourquoi bon nombre d’adultes souffrent du syndrome de l’imposteur. Vous savez, le fait de croire que si l’on est heureux au travail, si l’on ne souffre pas à la tâche, on ne mérite peut-être pas son salaire.
Accepter d’être stressé au travail, de subir des pressions et de s’y sentir mal est le résultat de votre conditionnement sociétal.
Pourtant on peut être heureux dans son boulot, on peut être épanoui, le stress peut être amoindri, car tout est toujours question de positionnement et de perception. Si vous vous sentez un pion sur l’échiquier de votre entreprise, si vous n’arrivez pas à être avant tout un homme qui produit une fonction et non juste un employé, vous ne pourrez jamais tirer satisfaction de tout ce que vous apprenez dans le cadre de votre profession et vous ne pourrez jamais être maître de votre parcours.

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