Changez votre perception du monde

La perception que nous avons des choses qui nous entourent ou que nous vivons dessine l’horizon dans lequel nous évoluons. Si nous craignons un danger à chaque changement, fort à parier que nous le trouverons.

Idem, si nous percevons de la beauté dans ce que nous nous construisons comme futur. La perception vous indique un chemin. À vous de percevoir la bonne route.
La perception que nous avons d’un évènement donné dépend souvent de notre histoire. Nous sommes des êtres plus ou moins positifs ou négatifs selon les contextes, selon les évènements concernés et le reflet du vécu qui en découle.  Craindre de modifier une trajectoire professionnelle par souci de garder sa stabilité est une question de perception. En effet, vous visualisez le changement comme à l’opposé de la stabilité. Mais cela ne va pas de soi. Vous auriez pu associer le changement à la stabilité justement. Ou vous pourriez vivre tout changement comme garant de votre stabilité intérieure. Les possibilités sont aussi nombreuses que les individus qui peuplent la terre.
Votre perception crée la connexion entre « non-stabilité » et « changement professionnel ». Ce petit exemple montre un fait récurrent que nous vivons tous à plus ou moins grande échelle, nous  faisons des connexions qui orientent nos décisions. Or, pour être libre de ses pas et de ses choix, il est important de pouvoir choisir par raisonnement et non pas crainte. Les craintes ne sont jamais à l’origine objet du réel, elles ont toujours une part de spéculation, d’angoisse et de peur.

Comprendre d’où vous regardez le monde

Pour apprendre à choisir son angle de vue, il est important de comprendre d’où vous regardez le monde. Dans quelle sphère vous êtes le plus négatif ou craintif. Comprendre de quoi vous avez peur vous aidera à comprendre votre histoire. Car nous sommes façonnés par nos vécus, mais aussi par ceux  de nos aïeux, nos parents, nos mondes sociétaux, toutes ces histoires entendues au détour de notre itinéraire de vie qui ont structuré notre regard sur le monde. La peur, par exemple, de l’échec est récurrente chez beaucoup d’entre nous. Nous avons peur d’échouer à un test, une négociation, un contrat, un entretien. Et ces peurs-là sont les plus pernicieuses, car elles ont le pouvoir d’inhiber nos capacités.
Comprenez alors votre histoire. Qui avez-vous vu échouer ? Quand vous êtes-vous senti échouer ? Qui avez-vous  vu réussir ? Qu’est-ce que la réussite pour vous ? Questionnez-vous, questionnez votre histoire. On n’a jamais aussi peur de ce que l’on ne regarde pas en face. Observez vos peurs de près pour pouvoir les déconstruire. Car la peur c’est toujours, en quelque part, une histoire de construction. Si vous comprenez de quel(s) souvenir(s) elle se construit, vous pourrez alors éviter les connexions établies dans votre monde d’adulte. Celui qui a peur de l’échec et réalise que dans son histoire il y a le manque de confiance de son père pourra s’en détacher par exemple. Celui qui ne questionne pas avance avec un fardeau de transmission qui s’alourdira d’événement en événement.

Un exemple récurrent : la peur de parler en public

Prenons un exemple concret. La peur de parler en meeting. Tout aussi récurrent que la peur de l’échec. Et comme communément partagé, peu questionné et donc accepté. On se sent timide, ou peu à l’aise à l’oral. Et on continue comme cela. Pourtant ce n’est pas une fatalité. Observez-vous. De quoi avez-vous peur ? Du ridicule ? De vous tromper ? D’échouer ? Une fois que vous aurez mis le doigt sur ce à quoi vous connecte la prise de parole en public, vous pourrez y accéder par un autre moyen, une autre voie. Car nous avons appris à voir le monde. Certains dans nos apprentissages nous ont indiqué quoi observer. De manière plus ou moins consciente, nous avons eu des modèles. Des regards que nous avons suivis.
Je m’explique. Vous avez peur de prendre la parole parce que vous avez peur que l’on ne vous écoute pas, d’être ou de rester une petite voix timide dans le brouhaha de ceux qui ont confiance en eux par exemple ?  Vous trouverez peut-être au détour de vos questionnements que c’est issu de votre vécu familial, dans votre fratrie. Vous êtes celui qui a eu le plus de mal à se positionner dans les discussions communes et qui l’a posé comme norme de son propre vécu. Ou vous découvrirez peut-être le fait d’avoir trop observé votre père ou votre mère hésiter timidement à s’exprimer face à des inconnus. En bref, vous y découvrirez des morceaux d’histoire et c’est un bon début pour devenu maître de votre perception. Celui qui sait où il a appris à observer le monde pourra changer de place.

Trouvez le bon angle de vue 

Alors, trouver le bon angle de vue, c’est choisir la manière dont on veut percevoir le monde. Toutes commencent par une pensée y compris votre monde. Lorsque vous vous percevez plus petit, moins fort ou moins intelligent qu’un autre, c’est une histoire de perception et non de réalité. Mais lorsque vous vous visualisez comme cela, le monde entier fera de même. Ce que vous percevez de vous dessine vos liens aux autres. Alors, apprenez à remettre en question vos perceptions négatives. Les positives ne sont pas utiles à remettre en question, car plus vous observerez la vie du bon côté, plus vous y accéderez.
Le positivisme ouvre des portes, celle d’oser se lancer, d’avancer en vainqueur et d’avoir une attitude de leader. Lorsque vous pensez que toutes les portes s’ouvriront, peu importe que cela soit vrai ou non dans les faits, car cela vous donnera en tout cas la force de les forcer. Mais si vous faites partie de ceux qui visualisent des portes constamment fermées, vous prendrez l’habitude de les éviter ou de rester à votre place à attendre que le temps passe.
Donc, questionnez tout ce qui va du côté d’une certaine pente négative. Peur d’échouer,  idée que vous allez louper un contrat, manquer une négociation, que l’on ne voudra pas de vous, que votre projet est voué à l’échec. Toutes ces pensées ne sont pas à prendre en compte et ne sont jamais le reflet de la réalité. Par contre, vous écrivez alors le début de votre histoire et de votre échec. Car ce que l’on perçoit est souvent le début de la route que l’on se choisit.
Alors, apprendre à percevoir, c’est en quelque sorte choisir de où l’on va regarder la vie, et d’à partir d’où l’on va construire ses projets.  Le plus important n’est pas la pierre que vous utilisez pour construire votre histoire, mais la terre dans laquelle vous allez la construire, car même la plus solide des bâtisses s’effondre lorsque la terre tremble. Apprenez à être toujours solide. La solidité est une affaire de perception.

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