Emploi : la diversité est une dynamique

Le marché du travail français souffre d’un paradoxe : 400 000 de postes restent non pourvus alors que le nombre de chômeurs ne cesse de croître. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la situation.

En France, certains postes souffrent d’une désaffection excessive. Parmi eux, celui de vendeur-produit dans des secteurs tels que l’assurance, les produits financiers et les services. Ou encore celui de comptable ou d’informaticien. Or, les entreprises en ont cruellement besoin pour accroître leur développement et sécuriser leur système.

Nous sommes face à un marché où la correspondance entre l’offre et la demande est mise à mal. D’un côté, nous avons des candidats qui ne souhaitent pas exercer ces métiers et de l’autre, des candidats qui le souhaitent mais qui sont discriminés sur des critères subjectifs : look, genre, âge, couleur, nom, orientation sexuelle, parcours atypique, etc.

Est-ce que ces postes seraient mieux pourvus s’il n’y avait pas de discrimination dans l’absolu ? Par cette question, nous voulons témoigner notre soutien aux hypothèses selon lesquelles il existe un chômage de friction dû à des présomptions discriminatoires.

Nous pensons, par exemple, que le chômage des jeunes serait moins important si ces derniers n’avaient pas un a priori négatif à l’égard du contrat social. Ils sont les premiers à rejeter le statut de salarié, favorisant le leadership intellectuel que promet l’entrepreneuriat. 

Ils sont prêts à accepter des conditions de travail aléatoires dans cet univers considéré comme vertueux, parce que ça rejoint leur idéal. Et ils n’ont pas tort. Comment croire encore à l’entreprise quand on la sait si rigide dans son mode de fonctionnement et de management ainsi très exigeante dans ses critères de recherche ?

Les cabinets de recrutement, acteur de la diversité

Lutter contre la discrimination au travail suppose la mise en œuvre d’actions agissant à plusieurs niveaux :

Encourager les recruteurs à élargir leur périmètre de recherche pour trouver les candidats aptes à pourvoir les postes en pénurie, au-delà de leurs seules compétences techniques ou du cahier des charges défini par l’entreprise cliente.

Travailler sur la perception positive des métiers oubliés auprès des jeunes générations. Et ce, dès leurs études grâce à des échanges avec des salariés du privé, par exemple.

Favoriser l’entrepreneuriat chez toutes les générations en simplifiant le processus de création d’une entreprise prestatrice.

L’élaboration de ce système reviendrait à créer un monde de l’emploi où chacun – en étant plus ouvert et mieux éduqué  fait le choix d’une liberté basée sur la pure création de valeur. Quant à l’entreprise, elle fonctionnerait selon un équilibre vertueux entre une masse salariale concentrée sur son core business et un recours à l’externalisation de compétences annexes.

Abolir les discriminations, c’est réanimer le taux d’efficacité de l’emploi en France. 

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