Et si le 4.0 nécessitait l’intelligence émotionnelle ?

Si l'évolution managériale de l'intelligence émotionnelle n’a pas lieu, le divorce se renforcera entre les attentes et les besoins de l’entreprise, les craintes et les exigences des salariés.

Après le Web 3.0, également nommé web sémantique, qui apporte une organisation des informations disponibles, en fonction du contexte et des besoins de chaque utilisateur, le web 4.0, évoqué comme le web intelligent, vise davantage à immerger l’individu dans un environnement de données numériques qui lui correspondent. Exacerbant toutes les réflexions actuelles sur la Blockchain, Il interpelle évidemment sur la protection de la vie privée et le contrôle des données. Mais il constitue également une formidable piste d’envol pour toutes les réflexions sur les impacts sociétaux des outils digitaux…

Or, si les moyens technologiques permettent aujourd’hui un apport considérable d’informations, les besoins de relations humaines, devraient rester au cœur des préoccupations des experts RH et des dirigeants car :

- - ni les outils technologiques, ni même l’intelligence artificielle, bien qu’ils soient aidant, ne pourront se substituer aux relations humaines : ils ne sont que des machines dépourvus d’âme !

- toutes les recherches démontrent que les relations authentiques déterminent la capacité des personnes à développer leur bien-être, leur épanouissement, leur bonheur.

Les réactions des individus aux transitions et aux mutations professionnelles sont donc contingentes de leur environnement humain. Les usines du futur, et notamment dans l’industrie aéronautique, mécatronique ou automobile, s’appuient sur des organisations de travail numérisées, automatisées et robotisées. Tous les procédés de production, mais aussi des fonctions support, intègrent le recours à l’Intelligence Artificielle. Évidemment, les dangers d’une potentielle déshumanisation de l’entreprise sont réels et les mutations professionnelles sont objets de peurs, bien plus que d’envies.

Ces transformations attendues par 94% des entreprises constituent donc un formidable enjeu pour les acteurs du Management et des Ressources Humaines, qui doivent impérativement s’emparer du sujet de la digitalisation en devenant acteurs d’une conciliation entre le recours aux nouvelles technologies et l’épanouissement des individus dans leur vie professionnelle.

La digitalisation de l’entreprise doit être expliquée, accompagnée, mise en œuvre avec des moyens conséquents et une stratégie d’organisation partagée, anticipée. Il s’agit, au minimum, et à tous les niveaux des équipes, de faire s’approprier les outils digitaux, en toute visibilité, donc en confiance, sérénité et sécurité.

Le développement de l’Intelligence Émotionnelle, pour les salariés actuels et futurs des entreprises, présente l’incontournable socle qui permettra à chacun de trouver sa place, y compris au côte des machines et de progresser dans ses relations par : sa conscience de soi - son adaptabilité - sa confiance en soi - sa stabilité émotionnelle - son empathie.

L’intelligence de l’organisation collective y gagnera donc en compétences et en relations ! Si cette évolution managériale n’a pas lieu, le divorce se renforcera entre les attentes et les besoins de l’entreprise, les craintes et les exigences des salariés, y compris des générations de talents qui arrivent sur le marché du travail et dont l’épanouissement professionnel appelle l’apport de connaissances, de la bienveillance, de la confiance, mais également de la sécurité et des relations de proximité authentiques.

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