Emplois francs : Macron annonce leur grand retour

Emplois francs : Macron annonce leur grand retour L'emploi franc vise à soutenir l'emploi dans certaines zones défavorisées. Dans un discours prononcé le 14 novembre, Emmanuel Macron a fait des annonces sur ce dispositif.

Les jeunes vivant dans les quartiers sensibles sont particulièrement touchés par le chômage. Pour les aider à s'insérer sur le marché du travail, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait lancé une initiative originale en 2013 : les emplois francs. Le but ? Permettre aux entreprises implantées dans les quartiers sensibles d'embaucher des chômeurs de longue durée et de moins de 30 ans qui résidaient dans ces zones géographiques. Ce dispositif a été abandonné à l'été 2015. Mais Emmanuel Macron compte bien le relancer en le simplifiant. Objectif : l'étendre à tout le territoire d'ici 2020.

13:48 - Annick Girardin demande l’extension des emplois francs à l’Outre-mer

Annick Girardin, ministre des Outre-mer est favorable à la renaissance des emplois francs annoncée par Emmanuel Macron lors de son discours de Tourcoing le mardi 14 novembre. Cependant, l’élue de Saint-Pierre et Miquelon demande à ce que ce dispositif soit au plus vite étendu et généralisé en dehors de la métropole : "Il faut que les emplois francs concernent tous les ultramarins et que ce ne soit pas qu’une extension de quartiers (…). Il faut véritablement que ces emplois francs puissent être étendus".

20/11/17 -  10:44 - Christian Estrosi prêt à tester les emplois francs à Nice

Christian Estrosi était l’invité politique d’Appoline de Malherbe le dimanche 19 novembre 2017 sur BFMTV. A cette occasion, le maire de Nice s’est félicité du grand retour des emplois francs promis par Emmanuel Macron. Selon lui, il est "indispensable de partir à la reconquête de ces quartiers où la République a depuis trop longtemps démissionné". Il s’est également déclaré prêt à expérimenter les emplois aidés dans la plus grande ville de la Côte d’Azur. A l’heure actuelle, Nice ne fait pas partie des villes expérimentales.

20/11/17 -  10:43 - Aurélien Taché vante les emplois francs

Député LREM du Val d’Oise, Aurélien Taché fait partie des élus qui ont demandé le grand retour des emplois francs. Selon lui, pour les employeurs, "ce dispositif équivaut pour un emploi rémunéré au niveau du Smic à une suppression complète de charge pendant trois ans pour chaque nouveau contrat signé". Il se réjouit de voir que Cergy Pontoise, ville dont il est député, soit choisie pour tester cette nouvelle version des emplois francs : "nous allons tester cette mesure. Les quartiers comptent sur nous ! Contre le chômage, tous les Cergy-Pontins doivent pouvoir trouver des réponses. Je suis fier de porter leur voix à l’Assemblée nationale pour combattre cette inégalité. Habiter au bout du RER A ne doit priver personne d’un entretien d’embauche".

15/11/17 -  11:57 - Emplois francs : Muriel Pénicaud veut tirer les leçons du premier essai

Moins de 300 contrats signés. C’est le triste bilan des emplois francs mis en place entre 2013 et 2015 sous le quinquennat de François Hollande. Le 14 novembre, Emmanuel Macron a annoncé la relance du dispositif avec quelques changements. Une idée défendue par Muriel Pénicaud, ministre du Travail sur CNews le 15 novembre : "nous avons tiré les leçons de ce qui n’a pas marché. Il faut bien regarder les détails. En 2013, les emplois francs ça avait été fait un peu comme une usine à gaz. Là ce ne sera pas une usine à gaz. On avait limité l’âge. Il y avait 12 conditions, il était très difficile de rentrer dans les cases. Moi je n’aime pas mettre les gens dans des cases. Je veux un dispositif qui marche qui parle de la vraie vie. Ce ne sera pas que les jeunes. Il y a des seniors qui ont aussi beaucoup de choses à apporter". La première version des emplois francs étaient réservée aux personnes de moins de 30 ans.

Emplois francs : Macron

Lorsqu'il était candidat, Emmanuel Macron s'était prononcé en faveur des emplois francs. Le programme du mouvement En Marche prévoyait de "créer des emplois francs pour encourager l'embauche des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Quel que soit le lieu où elle se situe, une entreprise qui recrutera en CDI un habitant de l'un de ces quartiers bénéficiera d'une prime de 15 000 euros sur 3 ans : c'est comme si elle ne payait plus de charges".

Le mardi 14 novembre 2017, dans un discours prononcé à Tourcoing et axé sur la politique de la ville, le président de la République a promis le retour des emplois francs. Dès le premier janvier 2018, l'expérimentation aura lieu dans certains quartiers d'Angers, de Marseille, de Tourcoing, de Roubaix et d’île-de-France. L'idée est par la suite de généraliser le dispositif dans l'Hexagone. Notons que la mesure était prévue dans le cadre du budget 2018. Le gouvernement souhaite faciliter l'accès à ce type d'emploi. Il ne sera pas limité aux moins de 30 ans ou aux chômeurs longue durée comme c'était le cas dans la première mouture.

Emplois francs : suppression

C'est le gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui, en 2013, avait le premier lancé les emplois francs. Cette opération s'est révélée non conforme aux attentes et elle n'a pas permis de résoudre les problèmes de chômage dans les quartiers sensibles. Conséquence, la mesure avait été abandonnée à l'été 2015. 

Emploi franc : définition

Le but de l'emploi franc est de lutter contre le chômage de jeunes dans les quartiers sensibles. Le principe est d'aider financièrement les employeurs qui choisissent d'embaucher certains jeunes issus de zones défavorisées en termes d'emplois. C'est le gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui a lancé le concept en 2013. Les emplois francs permettaient à des employeurs de percevoir une aide de 5 000 euros versée pour partie à l'issue de la période d'essai (à hauteur de 2 500 euros), et pour partie à l'issue du dixième mois d'activité du salarié. Pour le moment, Emmanuel Macron qui a annoncé le relance du dispositif n'a pas communiqué officiellement sur le montant de l'aide. Les emplois francs visent un double public :

  • Côté salarié : l'emploi franc vise à faciliter l'embauche en CDI de jeunes habitant dans des zones urbaines sensibles. Entre 2013 et 2015, cette mesure visait les personnes âgées de 16 à 30 ans, qu'elles soient diplômées ou non. Les bénéficiaires devaient justifier d'une recherche d'emploi d'au moins 12 mois au cours des 18 derniers mois. De plus, ce dispositif n'était applicable qu'aux personnes résidant depuis au moins six mois dans une des zones figurant dans la liste de communes sélectionnées. Les emplois francs made in Macron ne seront pas liés à une condition d'âge.
  • Côté employeur : ce dispositif concerne tout employeur du secteur marchand, indépendamment du lieu d'implantation. De plus, certaines conditions doivent être respectées. L'employeur ne doit pas avoir procédé à un licenciement sur le poste à pourvoir au cours des six mois précédant l'embauche. De plus, le bénéficiaire de l'emploi franc ne doit pas avoir appartenu à l'effectif de l'entreprise au cours des six mois précédant l'embauche. Enfin, l'employeur doit être en situation régulière au regard des cotisations de Sécurité sociale et d'assurance chômage.

Emploi franc : liste des communes

Lors de la création des emplois francs en 2013, un arrêté du 31 octobre 2013 avait fixé la liste des 43 communes éligibles au dispositif des emplois francs. Depuis 2015 et l'arrêt des emplois francs, les résidents des communes mentionnées dans l'arrêté ne pouvaient plus demander à bénéficier de ce type de contrat de travail. Le 14 novembre 2017, Emmanuel Macron a annoncé le retour en deux temps des emplois francs. Dès le 1er janvier 2018, une expérimentation sera mise en place dans certains quartiers d'Angers, de Marseille, de Tourcoing de Roubaix et de région parisienne. L'idée est de généraliser les dispositif dans tous les quartiers sensibles dès 2020.

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