Conseil en management : le marché retrouve la voie de la croissance
Après trois années
de crise, le marché du conseil en management a enregistré une
croissance de 4,35 % en 2004, selon l'étude annuelle de Syntec
Conseil en Management.
A l'occasion de son enquête annuelle sur le marché
du conseil en management, Syntec Conseil en Management a interrogé
quelque 82 sociétés du secteur, des petits cabinets
(moins d'1 million d'euros de chiffre d'affaires) aux majors
(plus de 80 millions d'euros de revenus). D'une manière
globale, après trois années difficiles, Syntec
Conseil Management souligne le rebond d'activité du segment
du conseil. "La progression n'est pas démesurée
(+ 4,35 %) mais c'est quand même encourageant",
souligne Jean-Luc Placet, président de Syntec Conseil en Management.
"Ce retour à la croissance s'explique par trois
phénomènes, ajoute-t-il : une meilleure différenciation
entre les prestations de service et de conseil, ce dernier domaine
tirant le marché, une situation économique européenne
qui s'améliore et des efforts de réorganisation
et de restructuration fournis par les cabinets, que ce soit
dans la réduction des coûts, l'amélioration
des produits, de l'offre, du marketing ou une meilleure gestion."
Mais ce redémarrage ne touche pas tous les cabinets de
la même manière. Les majors, qui représentent
3 % des 243 sociétés existant sur ce marché
en France, ont généré en 2004 environ 57 %
du chiffre d'affaires de la profession, estimé à
4,2 milliards d'euros en 2004. Si leur domination est incontestable,
celle-ci a toutefois tendance à légèrement
s'éroder puisque les entreprises de plus de 80 millions
d'euros de chiffre d'affaires pesaient pour 61 % du marché
en 2003. Cela s'explique par le fait que ces grosses structures
pratiquent plus de prestations de services que de conseil. Or,
le conseil a pesé pour 66 % de l'activité
en 2004 (contre 52 % en 2003). Au final, les cabinets qui
ont le plus profité de la reprise sont les grandes sociétés
(entre 10 et 80 millions d'euros de chiffre d'affaires) qui
représentent désormais 29 % du marché
(contre 24 % en 2003).
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Segmentation
de l'activité conseil par secteurs
(Source : Syntec Conseil en Management - 2005)
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| Secteur |
Part
dans le total
|
Evolution
2003/2004
|
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Industries
|
36 %
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| Banque-Assurance |
24 %
|
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|
Administration
|
11 %
|
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| Energie |
8 %
|
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|
Télécoms
|
6 %
|
|
| Distribution |
5 %
|
|
|
Autres
|
10 %
|
--
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Côté secteurs, le Syntec souligne la bonne santé
en 2004 des secteurs banque/assurance et industries (60 % des
clients à eux deux) tandis que ceux dédiés
à l'énergie ou l'administration ont stagné
l'an passé. Côté clients, les PME/PMI sont
de plus en plus demandeuses de conseils. Si elles collaborent
bien souvent avec des petites structures, les majors ne sont
pas en reste puisque ces clients représentaient en 2004
10 % de leur chiffre d'affaires, contre 2 % en 2003.
Côté prix, le tarif moyen facturé par jour
est de 1.257 euros. Un montant à relativiser puisque
le Syntec souligne que la médiane est de 1.250 euros
par jour, ce qui signifie que la moitié du secteur pratique
des prix inférieurs à ce chiffre. "Ces tarifs
sont véritablement une moyenne et varient fortement selon
le type de prestation. On peut estimer que, pour du conseil,
les tarifs évoluent aux alentours de 1.400-1.500 euros,
voire 2.000 euros pour certains domaines. En revanche, pour
de la prestation de services, la facturation journalière
tourne plutôt autour de 700-900 euros", précise
Jean-Luc Placet. Par ailleurs, concernant le mode de facturation,
la tendance évolue plutôt en faveur du forfait
(51 % des cas en 2004, + 4 points par rapport à
2003) tandis que la part de la facturation au temps passé
stagne à 46 % et que l'intéressement aux résultats
chute de 6 à 3 % entre 2003 et 2004.
En termes de prévision, les sociétés de
conseil ont des avis très contrastés selon leur
positionnement. Syntec Conseil en Management souligne d'ailleurs
cette dispersion dans son étude. D'un recul proche des
- 20 % pour les plus pessimistes à une croissance
de 60 % et plus pour les optimistes, l'éventail
des perspectives est très large. Le consensus se situe
toutefois aux alentours d'un + 10 % pour l'année
2005. "Cela me semble un peu ambitieux. Si nous enregistrons
une hausse de 5 à 6 % en 2005, ce sera déjà
une belle performance, estime Jean-Luc Placet. Ce qui est certain,
c'est que le phénomène amorcé en 2004 va
se poursuivre en 2005, notamment pour l'activité de conseil.".
A titre de comparaison, le marché américain du
conseil en management table sur une croissance relativement
maîtrisée, de l'ordre de + 5 % sur les
trois ou quatre années à venir. La surperformance
de la France dans ce domaine s'explique par le fait qu'elle
bénéficie d'un effet de rattrapage, après
avoir particulièrement souffert entre 2000 et 2003.
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