Soigner sa communication Le premier frein à la réussite d'un projet d'e-learning en entreprise est la résistance au changement de l'ensemble de l'organisation. 51 % des entreprises interrogées dans le cadre du baromètre 2006 du Préau citaient ainsi les changements culturels induits et les résistances internes comme principal inconvénient. Les freins techniques n'étaient mentionnés que dans un second temps.
Pour garantir la réussite de son projet, une bonne communication interne s'impose donc. Impliquer les salariés dans la démarche est ainsi un bon moyen de remporter leur adhésion. Lors des tests de produits, dans la phase de conception, mieux vaut par exemple avoir recours aux futurs utilisateurs du service. De même, une enquête de satisfaction dans laquelle ils pourront indiquer les améliorations possibles du module peut être judicieuse.
Accompagner le changement Pour faciliter le changement, mieux vaut accompagner les salariés dans leur démarche de formation à distance. "On constate que les questions des utilisateurs ne portent généralement pas sur le contenu de la formation, explique Marc de Quercize d'iProgress. Le rôle du tuteur est surtout de coacher le salarié, le motiver pour qu'il suive la formation et l'aider à s'organiser." Car se former quand on est seul derrière son ordinateur demande une plus grande implication que lorsqu'on se trouve dans une salle avec un intervenant.
Enfin, pour qu'un programme d'e-learning porte réellement ses fruits, il doit être traité comme un vrai projet d'entreprise, avec les implications organisationnelles que cela impose. "Dès que l'on parle de projet d'e-learning, on pense d'abord qu'on va construire un objet technologique. C'est une erreur, précise Raphaël Gnanou. En fait, on travaille sur une transformation organisationnelle des méthodes de dispense de la formation." Et cela ne peut pas aller sans une réelle implication de la hiérarchie.
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