Développer une entreprise innovante

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Sommaire

Une entreprise innovante constitue un pari pour son créateur mais aussi pour tous les salariés qui s'investissent dans le projet. Un élément à prendre en considération.

 

Recruter de façon sécurisée

Dès le recrutement, prévenez le risque. Dénicher la perle rare n'est pas toujours facile, surtout si l'on dispose d'un budget restreint. Essayez toutefois de vous entourer de quelques personnalités qui rassureront vos partenaires grâce à leur expérience ou leur légitimité dans votre domaine d'activité. Se faire épauler par quelques "vétérans" de la création d'entreprise vous fera aussi gagner un temps fou car ils vous préserveront de bien des faux pas.

Il faut également veiller à protéger les intérêts de l'entreprise. Pour cela, on fera figurer dans le contrat de travail de ses salariés certaines clauses particulièrement utiles.

La clause de non-concurrence, assez répandue, permet d'interdire à un salarié, après son départ, d'exercer une activité concurrente à celle de son ex-employeur. Cependant, pour être valable, elle doit être limitée dans le temps et l'espace et comporter une contrepartie financière (lire Les dernières évolutions de la clause de non concurrence).

Les clauses de propriété des inventions précise les modalités selon lesquelles les inventions d'un salarié reviennent à son employeur. Il est toutefois indispensable de verser une contrepartie financière, déterminée par la convention collective ou le contrat de travail.

Enfin, la clause de confidentialité précise au salarié ses obligations de confidentialité envers son employeur concernant les informations sensibles de l'entreprise.

 

Rémunérer et fidéliser

"Les bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise sont le dispositif le plus simple à mettre en oeuvre"

Pour attirer les meilleurs éléments et les retenir, l'entreprise innovante dispose de modes de rémunération incitatifs tels que les stock-options, actions gratuites et les bons de créateur d'entreprise, qui permettront de les intéresser aux résultats de l'entreprise. Ces derniers sont d'ailleurs le dispositif le plus avantageux sur le plan fiscal. "Les bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise (ou BCE/BSPCE) sont le dispositif le plus simple à mettre en oeuvre", note Lison Chouraki. Sur le principe des stock-options, ils donnent la possibilité aux salariés bénéficiaires de souscrire des titres de leur société à un prix fixé lors de leur attribution par l'assemblée générale. L'acquisition des titres peut se faire dans les cinq ans qui suivent l'attribution du bon.

Pour pouvoir émettre des BCE, l'entreprise ne doit pas être cotée sur un marché réglementé, être âgée de moins de 15 ans, soumise à l'impôt sur les sociétés, avoir son capital détenu, directement ou indirectement, par des personnes physiques, pour 25 % minimum, et ne doit pas résulter d'une restructuration.

Les bons de souscription de parts de créateurs d'entreprise sont imposés uniquement sur la plus-value de cession, à 16 % plus 11 % de prélèvements sociaux. Attention, le taux grimpe à 30 % plus les prélèvements sociaux pour les salariés avec moins de trois ans d'ancienneté lors de la cession. Par contre, si le montant annuel des cessions n'excède pas 25.000 euros, la plus-value est exonérée.

 


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