Toute une organisation, donc, puisque au-delà du temps consacré
au dispositif par le Monsieur sécurité routière du groupe
et ses homologues chez Pernod et Ricard, tous les managers abordent régulièrement
la question avec leurs équipes. "Sur les trois premières années,
nous avons consacré 2 millions d'euros à ce plan d'actions, en incluant
les éthylotests que nous distribuons à la sortie des discothèques
et des bars. La première année, le plan a coûté 1 million d'euros."
| "Nous allons prendre de nouveaux engagements" |
Bilan des opérations ? Alors que le nombre d'accidents responsables
s'élevait à 268 en 2002, il était tombé à 157
en 2006, pour un nombre de véhicules à peu près stable. Une
réussite incontestable
qui sera pourtant difficile à prolonger,
note Armand Hennon : "Après, on arrive à des paliers.
Il y a toujours un nombre d'accidents incompressible." L'objectif va donc
être revu à la baisse dans la charte que le groupe s'apprête
à resigner d'ici la fin de l'année.
"En revanche, nous allons prendre de nouveaux engagements. D'abord, la
Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés devient
un signataire supplémentaire de notre charte. Or il s'agit d'un partenaire
très exigeant, qui demande un meilleur contrôle des véhicules
ainsi que l'intégration de la sécurité routière à
notre plan de formation." Côté objectifs chiffrés, le
but sera dorénavant de rester en dessous de deux seuils : un accident
pour dix véhicules dans l'année et un véhicule sur cinq en
situation de récidive. Une mesure prise après s'être aperçu
de l'existence d'"habitués" du problème.
Et si aucune politique particulière n'adresse l'alcoolisme au travail,
le nombre de visites médicales a par exemple chez Ricard été porté à deux
par an, au lieu d'une tous les deux ans comme prévu par la loi. Au même
titre que pour le tabac ou l'obésité, les médecins sont incités
à soulever la question.