Haro sur les troubles musculo-squelettiques

Sommaire

En savoir plus

Le développement des troubles musculo-squelettiques n'est pas une question uniquement médicale. Ainsi que le recommande le ministère du Travail, la prévention doit être encouragée sur le lieu de travail par la mise en place d'actions concrètes visant à revoir l'organisation du travail, les cadences, le cas échéant les postures sur les machines… Et puisque tous les acteurs de l'entreprise - employeur, salariés, encadrement, représentants du personnel, services de santé au travail, etc. - ont un rôle à jouer, au quotidien, il est essentiel que chacun aborde le sujet afin que soient prises des mesures de prévention efficaces et adaptées.

 

Mettre en œuvre une démarche de prévention

"Modifier un poste de travail n'implique pas forcément un engagement financier important"

Dr Guinel

Côté employeur, la démarche de prévention doit débuter par la réalisation d'un diagnostic. L'étude de l'ensemble des facteurs à l'origine de TMS - répétitivité, effort, environnement physique, organisation du travail, etc. - permet dans un premier temps d'identifier les situations à risque. C'est sur la base de ce diagnostic que l'employeur va pouvoir engager les transformations nécessaires des conditions de travail. Elles porteront par exemple sur la conception des outils ou des processus de fabrication, l'aménagement du poste de travail, l'organisation de la production…

 

"Il faut avoir conscience que modifier un poste de travail n'implique pas forcément un engagement financier important, précise à ce sujet le Dr Guinel. Il suffit parfois simplement de changer la hauteur d'un plan de travail pour apporter une amélioration très nette."

 

Impliquer tous les acteurs de l'entreprise

"Les salariés ont souvent des idées facilement applicables"

Dr Guinel

D'après le spécialiste, l'implication de tous dans la démarche est absolument impérative. "Si les salariés ou le chef d'entreprise ne sont pas associés ou pas convaincus, il y a peu de chances que le résultat soit probant ! Il faut écouter les salariés qui ont souvent des idées facilement applicables sur l'amélioration de leur poste de travail. De même, le chef d'entreprise doit garder en tête qu'il est de sa responsabilité de connaître et de prévenir les risques liés aux conditions de travail, y compris les TMS, qui pèsent sur la santé de ses salariés."

 

Bien entendu, le médecin du travail, mais plus largement les services de santé au travail, peuvent accompagner l'amélioration des conditions de travail dans l'entreprise. Délégués du personnel, comité d'entreprise et CHSCT doivent également être impliqués dans l'établissement du diagnostic et dans l'élaboration du plan d'intervention. L'inspection du travail peut enfin intervenir en tant que conseil.

 

Par ailleurs, cette action, qui doit être poursuivie sur le long terme, devra faire l'objet d'évaluations. "Il est en effet capital de contrôler que les solutions proposées répondent effectivement aux difficultés rencontrées par les salariés", conclut le médecin.

 

Faire appel à une aide extérieure

Les PME qui ne disposent pas nécessairement des compétences en interne peuvent recourir à une aide extérieure. Les services de prévention des risques professionnels sur le terrain auxquels elles peuvent s'adresser sont les suivants :

» les Agences régionales pour l'amélioration des conditions de travail (ARACT),

» les Caisses régionales d'assurance maladie (CRAM) et les Caisses générales des sécurités sociales (CGSS),

» la Mutuelle sociale agricole (MSA),

» l'Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP).



JDN ManagementEnvoyerImprimerHaut de page
A VOIR EGALEMENT