Réussir sa communication sociale

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D'après Jean-Marc Décaudin, professeur de gestion et de communication à l'Université de Toulouse 1 et co-auteur chez Dunod de La Communication interne, "il faut d'abord être au clair sur le type de politique RH qu'on veut mettre en œuvre, car chacune correspond à un objectif de communication précis." Se basant sur les travaux de Patrick Gilbert et Danièle Gonzalez, d'Entreprise & Personnel, le spécialiste distingue quatre grands modèles de communication.

 

"Le grand principe est de permettre l'expression, directe ou indirecte, des salariés"

Favoriser l'expression des salariés

Le premier modèle, celui de la règle négociée, est employé pour aborder le cadre général et statutaire du personnel, qui se décline en fonction des chantiers du moment : gestion des heures supplémentaires etc. "Sur ces sujets, explique le spécialiste, on va rechercher une forte implication des salariés et leur adhésion. Et pour cela, s'appuyer sur une communication interactive. Elle permettra de prendre la mesure de leur opinion pour pouvoir la réintégrer à la règle. France Telecom, par exemple, travaille beaucoup sur ce principe, qui repose sur de nombreuses négociations, soit avec les syndicats ou les délégués du personnel, soit directement avec les salariés."

 

La communication prendra avec les représentants des salariés une forme très traditionnelle : l'oral. Mais elle s'accompagnera également de méthodes plus modernes, tels que des enquêtes ou des petits sondages sur Internet, auprès d'un échantillon de salariés. "Le grand principe est vraiment de permettre leur expression, directe ou indirecte."

 

"Pour la DRH ou la direction, il est difficile de ne pas basculer dans l'influence"

Faire preuve de pédagogie

Un écueil classique de ce type de communication réside dans les éventuelles pesanteur et abondance des textes juridiques. "L'idée, c'est de faire œuvre de pédagogie. Or pour la DRH ou la direction, il est difficile de ne pas basculer dans l'influence. Mais il leur faut faire un effort pour rester dans le cadre le plus objectif possible." Jean-Marc Décaudin pointe deux autres risques : "Si on négocie tout, le process peut s'étendre sur une période très longue. D'autre part, il faut se montrer attentif à un possible déphasage entre l'opinion des syndicats et celle des salariés."


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