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Enquête
03/10/2007
Demain, où dénichera-t-on les talents ?
Quels pays recèlent le plus de talents ? Qu'en sera-t-il dans cinq ans ? La cabinet Heidrick & Struggles s'est allié avec The Economist Intelligence Unit pour répondre à ces questions, en étudiant sept axes d'évaluation quantitatifs et qualitatifs, dans 30 pays : les caractéristiques démographiques, la qualité du système d'enseignement obligatoire, celle des universités et des grandes écoles, celle de l'environnement pour le développement des talents, la mobilité et l'ouverture relative sur le marché du travail, les tendances et flux des investissements directs étrangers et la propension à attirer les talents.
Le résultat de cette étude a donné lieu à un Global Talent Index, mesurant le potentiel de chaque pays à faire émerger des talents mais également à les attirer et les retenir. Des projections ont été réalisées à cinq ans.
Les Etats-Unis, toujours numéro un, sont talonnés par le Royaume-Uni Les Etats-Unis devancent les autres pays, notamment grâce à la qualité de leurs universités et grandes écoles, critère pour lesquels le pays obtient un score de 76, contre 43 pour son premier challengeur, le Royaume-Uni. En 2012, cet état de fait devrait avoir peu évolué puisque le classement des cinq premiers pays sera identique et que les écarts persisteront peu ou prou. Les Etats-Unis sont également numéro un en ce qui concerne la qualité de l'environnement pour le développement des talents. Ce critère comprend des données telles que le pourcentage du PIB accordé à la recherche et développement, le coût de la vie ou la protection de la propriété intellectuelle... La Russie, en sixième position sur ce critère, perd cinq places en 2012. La Chine, de son côté, grimpe de la 22ème à la 14ème place. Si les Etats-Unis resteront tout aussi attractifs en 2012, leur point faible réside dans le manque d'ouverture du marché du travail. Actuellement au 9ème rang derrière la France, le pays perd encore une place en 2012, pour se retrouver derrière l'Inde.
Le Royaume-Uni viendrait ainsi talonner le géant américain en 2012, en devançant le Canada. Ses principales forces : son système éducatif, la mobilité et l'ouverture relative sur son marché du travail et sa progression sur les autres critères. Le Royaume-Uni se place, de plus, au quatrième rang des pays qui reçoivent le plus d'investissement étrangers. Il passe même en troisième place en 2012, laissant les Etats-Unis loin derrière (21ème).
France : les indicateurs sont au vert De son côté, la France, à la neuvième place, est sur une tendance positive entre 2007 et 2012 puisqu'elle s'améliore sur quatre critères, ceux liés à l'éducation ainsi que sur les tendances et flux des investissements directs étrangers (+ 6 places) et l'attractivité (+ 3 places). Selon Heidrick & Struggles, les points faibles de la France sont à rechercher dans son coût de vie élevé, la stagnation du nombre de talents en âge de travailler, un investissement relatif en R&D assez faible et sa réticence à recruter des étrangers. Sur le critère de la mobilité et de l'ouverture du marché du travail, l'Hexagone obtient ainsi un score de seulement 51 (53 en 2012), contre 59 pour son voisin allemand.
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