Principale raison de partir entre 3 et 6 mois : l'intégration
A cette période, la réalité de l'emploi est connue. Le
nouvel arrivant reçoit la charge de travail et le salaire correspondant
depuis quelques mois. Pas de surprise. Le piège est que même si son
travail et son salaire correspondent, il peut être déjà démotivé.
Le cas le plus répandu est une pratique d'intégration défectueuse.
Imaginez son premier jour où personne n'était présent pour
l'accueillir. Il n'a pas été formellement présenté
à son équipe, ou a du passer deux jours à lire des documents
inintéressants. Il n'a pas été réellement assimilé
par son entreprise. Son intégration lui a montré qu'il n'était
qu'un numéro parmi d'autres et que sa hiérarchie ne s'intéresse
pas du tout à son cas. Mais ce sentiment peut provenir d'autres éléments
: la fiche de paie est toujours fausse, l'ordinateur est un Pentium 3 de 2003,
les cartes de visite ne sont jamais arrivées, etc.
Action à mettre en uvre
Concentrez vous sur les 90 à 120 premiers jours de l'emploi. Formez
l'encadrement, l'intégration doit être une fête. Plutôt
que de faire un pot célébrant le départ d'un estimé
collègue et faisant perdre son temps à tout le monde, mieux vaudrait
parler de "pot d'arrivée" qui serait, lui, un investissement.
Mais l'équipe aussi a son rôle à jouer. Aux collègues
d'accueillir le nouveau qui découvre un nouvel encadrement. Le top du top :
impliquer l'équipe dans la sélection de leur collègue. Ils
ne seront pas étonnés de trouver le bureau de leur ancien collaborateur
occupé par un étranger.