Prospects, recruteurs, partenaires potentiels... Il est parfois bien difficile de franchir l'obstacle du standard téléphonique. Certains insistent, d'autres biaisent, d'autres encore argumentent. Et vous, quelles sont vos astuces ? Participez
Techniques, étape par étape François-Régis, Paris Comment vous y prenez-vous pour passer le barrage des standardistes et des assistants ? - Je considère la personne au bout du fil comme une personne intelligente à part entière qui est là pour m'aider. Attention, surtout en blind call, on sait rarement quelle est la personne qui répond, elle peut aussi bien être un assistant, un opérationnel, un décisionnaire ou un prescripteur qu'un manager. - J'explique que je dois joindre l'interlocuteur parce qu'il est le seul à avoir la vision nécessaire pour me répondre. Vision stratégique à 6 mois / deux ans, connaissance métier et par conséquent capacité à trancher. - Je m'ingénie à comprendre le cadre (pression/temps) de l'accueillant téléphonique. - Si vraiment j'ai un barrage, rare, j'entre dans les détails métiers qui n'intéressent que l'interlocuteur et qui nous qualifient réciproquement comme égaux en termes de préoccupations et responsabilités, ceci sans prendre l'accueil de haut mais avec humilité, sympathie réelle et désir sincère d'être pédagogue (donner). - Il ne faut pas prendre pour soi les réactions instinctives négatives... - Enfin si le barrage persiste, tenter des numéros approchants, des heures hors ouverture du standard, voire obtenir les recommandations d'autres interlocuteurs supérieurs, inférieurs ou d'égal niveau hiérarchique, voire de sociétés concurrentes ou filiales. - Etre "reconnu" et identifié par l'accueil standard. - Et...persister dans le temps ! Persévérer poliment mais fermement s'avère souvent payant. - Attention toutefois à ne pas laisser l'autre porter le message à ma place... Ce qui est rarement fructueux.