Olivier
Pour Cuba, quelqu'un a dit ça se saurait si ça fonctionnait. Déjà Cuba a subi une pression monstre de la part des Américains pour justement que ça ne puisse pas marcher (embargo... ). Ce n'est pas ce que j'appellerais des conditions favorables d'expérimentation. Après comme alternative au capitalisme il n'y a pas que le communisme, comme cela a été déjà mentionné. D'autre part le capitalisme nous pousse vers une catastrophe écologique et des inégalités toujours croissantes entre les habitants de cette planète. Est-ce de cela que l'on veut vraiment ?
Jean Pierre Cachan
Bravo mohammed votre facon de voir les choses et la seule facon D'avancer
mais nous sommes devenu un pays D assiste malheureusement
Mohamed
Pour répondre à Bernard :
Je ne parle pas de "pauvreté" au sens de "misère" bien entendu. Il faut quand même être raisonnable. A titre personnel, je connais des gens "pauvres" parfaitement dignes de leur situation (moi [sans être égocentrique]... Mes parents smicards... ). Quand je dis "pauvre", j'envisage les personnes comparées à d'autres ayant de meilleurs revenus.
Pourquoi des plus riches et des plus pauvres ? C'est une question d'investissement. Si tout le monde était à égalité pure et dure, personne ne voudrait investir pour s'enrichir sous peine de rompre cette égalité. Par conséquent, plus de travail. Alors comment maintenir cette égalité, comment maintenir un revenu sans travail ? J'en conclus donc que l'égalité est une utopie (cf. le communisme) et que la mixité sociale est une nécessité.
C'est là que réside toute la différence entre le capital et le travail (cf. Marx).
J'espère que mes propos vous éclairent un peu mieux sur ma vision de la richesse et de la pauvreté.
J'ajouterais, pour conclure, que l'on ne peut être au four et au moulin en même temps ! J'espère que vous comprendrez le sens de la métaphore dans le sujet qui nous intéresse
Bernard
Frédéric, moi aussi j'ai suivi une maîtrise d'informatique à 31 ans à Jussieu en formation professionnelle et à 45 ans je suis à l'Assedic. Je me suis même payé des certifications professionnelles pour être plus attractif, en pure perte. Il faut regarder l'avenir avec lucidité. Et arrêter de nous faire pleurer sur les patrons : je connais peu de métiers où l'on peut amortir une voiture en 4 ans sur au moins une base de 15.000 euros. De plus, c'est un choix car on peut choisir d'être salarié dans son entreprise (sauf les EURL, je crois) alors pourquoi aucun patron ne le fait ? Parce que cela rapporte moins avec les cotisations et les charges.
J'ajouterais qu'il vaux mieux pouvoir se payer 5 ou 6 licences de taxis et les louer que de conduire soi-même un taxi, et cela sans rien faire d'autre. A ma connaissance plus de la moitié des licences de taxis parisiens sont détenues par deux sociétés. L'époque favorise plus les rentiers que le travail.
Mohamed, j'aimerais connaître votre argumentation selon laquelle il y a nécessité à l'existence de la pauvreté dans le monde !
Pour finir, le communisme n'est pas la seule alternative au capitalisme pur et dur. Je suis un fervent adepte de la république participative et non d'une ploutocratie qui se veut démocratique. Regardez le peu de crédit de nos élites, il y a problème et, je crois, urgence
Jean-Pierre
Je vous conseille vivement d'émigrer vers l'un des derniers vrais paradis communistes, Cuba ou la Corée du Nord. Si le système avait réussi, ça se saurait, non ?
Mohamed
Pour répondre à Farzteo : "les gens bien finissent derniers, les ordures s'élèvent" : Ceci est une phrase faite de préjugés. Je connais beaucoup de personnes qui ont su gravir l'échelle sociale. Des gens biens ! J'en connais d'autres qui ont raté la marche (des gens moins bien... ).
Par ailleurs, j'ai une petite vision de ce qu'est l'économie participative. C'est certainement une très bonne chose. Le problème, c'est que les Français ne sont pas prêts pour un quelconque changement. Ce serait l'alternative la plus efficace que l'on n'en voudrait pas (en France... ). Au-delà du problème d'égalité entre les gens, il y a un réel problème de "droits acquis" en France. Peut-être pourrait-on évoluer si, de part et d'autre, on acceptait des concessions (ne serait-ce que provisoirement pour sortir la tête de l'eau).
J'ajouterais, concernant cette notion, que sa mise en place n'est pas des plus facile dans notre pays, en tout état de cause à l'échelle nationale.
Pour répondre à Françoise, dont je n'arrive pas à cerner la pensée, être patron n'est pas le plus facile des métiers. Vous semblez critiquer leur situation au regard du chômage. Je comprends parfaitement et vous mettez le doigt sur la réalité des choses. Le patron prend des risques, par conséquent il lui faut bien un retour sur investissement. Sinon, pourquoi investir pour créer déjà son propre emploi, mais peut-être des emplois pour d'autres ?
Françoise
Je le connais le meilleur moyen : créer sa boîte chez soi. On devient patron, pas de déplacement, on s'engraisse, on ne cotise pas aux Assedic et pour cause on n'a pas droit aux allocs si notre boîte plante.
Le rêve quoi ! Foutaises
Frederic Bouvet
J'ai été 2 fois au chômage. Peu de temps il est vrai. Je me suis adapté au marché du travail, et non l'inverse. C'est de l'utopie.
J'ai pris sur mes congés pour passer des examens.
J'ai décroché mon bts électronique à 26 ans par des cours du soir, et ma licence en informatique à Jussieu à 33.
Ce que j'ai fait, d'autre le peuvent dans d'autres métiers.
L'assistanat est bien ancré dans l'inconscient collectif de beaucoup.
Si vous persistez dans votre démarche, vous resterez longtemps chômeur si vous l'êtes
Farzteo
Mohamed, dans le capitalisme, les gens bien finissent derniers, les ordures s'élèvent.
L'économie participative est une alternative intéressante, renseignez-vous
Mohamed
Quelle alternative au capitalisme ?
Si tout le monde était l'égal de l'autre (désolé de le dire ainsi), les uns n'auraient les moyens d'investir pour permettre aux autres de travailler. Le problème serait pire.
Je n'ai rien contre l'égalité, bien au contraire. Mais on ne peut pas nier qu'il faut des "riches" et des "pauvres".
Dites-vous qu'un chef d'entreprise, s'il perd son entreprise, il n'a plus rien ! Alors que le salarié touchera le chômage !
Bernard
J'ajoute à ce témoignage que j'accuse une minorité de profiteurs de se satisfaire de ce grand nombre de précaires pour garder leur niveau de vie. Il pourrait y avoir beaucoup plus de médecins, de taxis...
Il est alors de bon ton de taper sur ses sales chômeurs