Xavier Bertrand, le ministre du Travail, promet d'inscrire dans la loi un droit de refus au travail le dimanche dès 2009. Dès la signature du contrat de travail, le salarié pourra refuser de travailler le dimanche. Qu'en pensez-vous ?
Aimeriez-vous travailler le dimanche si cette journée est payée double ?
Clairement, non. Et j'espère que ceux qui travaille le dimanche sont déjà payés double (j'attends vos témoignages). Quel est l'intérêt de la mesure? On nous dit qu'on dépensera "mieux" ou "plus" en prenant notre temps le dimanche? Mais il n'y a pas que les sacro-saints achats dans la vie, 6 jours n'est-ce déjà pas suffisant? Et ça n'augmentera pas le pouvoir d'achat. Notre société se meurt déjà de l'étalement des familles sur le territoire, de la perte de liens sociaux avec le voisinage, les copains, les amis, alors sauvegarder un jour dans la semaine où la majorité d'entre nous serait libre de se rencontrer, oui, d'un point de vue société c'est important. Même si de temps en temps ça serait agréable de traîner dans les magasins un dimanche pluvieux, voyons plus loin que le bout de notre lorgnette personnelle. Pas la peine non plus d'invoquer "la liberté de..." car c'est aussi grâce à des lois et règlements qu'une société humaine fonctionne tant bien que mal.
Pensez-vous que ce "droit au refus" soit efficace ?
Non, s'il y a pénurie de volontaires, ceux qui refusent seront forcément stigmatisés. S'il y a surabondance, ça servira de récompense à la discrétion de l'employeur.
Dominique
Oui je pense que travailler le dimanche est une régression sociale. On effiloche un peu plus le tissu social. Ce serait une mesure de plus pour servir surtout les patrons des grandes enseignes de supermarchés qui n'ont aucun scrupule pour faire travailler les gens quand ils le souhaitent et les payer avec une fronde. De plus cela risquerait d'entraîner une baisse de fréquentations de certains lieux de rencontres et de divertissement comme les marchés, les cinémas, les parcs, les bistros... Quand on sait que la vie sociale et même économique dans certains bourgs tourne autour de ça, il y a de quoi déchanter