Nicolas Sarkozy a annoncé la "suppression de la taxe professionnelle en 2010". Une mesure qui ne porterait pas sur l'ensemble des sommes dues mais qui coûterait 8 milliards d'euros. Elle pourrait être compensée par la taxe carbone. Qu'en pensez-vous ?
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Ne soyons pas naïfs !
François
, Lyon
le 06 février 2009
Pourquoi faut-il ou non réformer la taxe professionnelle ?
Impôt stupide pour les uns, utile pour les autres, la taxe professionnelle est là et on fait avec. La supprimer reviendra donc à réorganiser des flux financiers existants. 1) La supprimer signifie qu'il faudra trouver une source de financement équivalente. Et devinez où sera trouvée cette source de financement ? Chez le contribuable, le petit peuple, le travailleur ! Hors paquet fiscal, bien entendu ! 2) Du côté des entreprises, croyez-vous que cette baisse de charges se traduira en emplois, en investissements, en non-délocalisations ? Ne soyons pas naïfs ! L'histoire démontre que chaque fois qu'une entreprise voit ses charges baisser, les gains générés vont dans la poche du patron et des actionnaires. 3) Conclusion : c'est, une fois encore, le petit peuple, les travailleurs, qui trinquent. Les pauvres s'appauvrissent, les riches s'enrichissent, rien de nouveau sous le soleil français.Taux d'imposition, calcul de l'assiette... Quels changements proposeriez-vous pour cette réforme ?
Une refonte complète du Code général des impôts est indispensable. Malheureusement, les détenteurs de privilèges étant si puissants, cela n'est et ne sera jamais possible dans notre pays.
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Patrick Anthian
La plupart des entreprises qui présentent de forts investissements sont plafonnées à la valeur ajoutée. C'est donc le budget de l'Etat qui supporte le coût du plafonnement. Les recettes de l'État proviennent pour l'essentiel des impôts ou recettes fiscales, payés par les contribuables (90 % du total des recettes publiques). Le reste (10 %) est assuré par les recettes non fiscales (recettes du domaine de l'État, remboursements de prêts et avances, recettes exceptionnelles des entreprises privatisées). La répartition des impôts est approximativement la suivante: l'impôt sur le revenu 20%, l'impôt sur les sociétés: environ 15 %, la tva: 40%, la Tipp: 10% et Les autres impôts, impôts directs (taxe sur les salaires, impôt de solidarité sur la fortune, etc. ) et impôts indirects (droits d'enregistrement et de timbres, droits de mutation, produits de douane) représentent environ 15 %. Les ménages doivent donc acquitter globalement 55% (TVA+IR) et une fraction de la Tipp + autres impôts. Par conséquent, si le budget de l'Etat finance de façon croissante la taxe professionnelle, les ménages sont majoritairement mis à contribution. Il apparaît dans ce mécanisme que la charge fiscale respective entre ménages et entreprises ne fait pas l'objet d'une grande clarté...
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Paul De Paris
Réaction typiquement conservatrice, au sens "on ne change rien". C'est ce qui tue la France à petit feu face à des pays beaucoup plus réactifs.Réveillez-vous, nous sommes au 21° siècle !
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Christian De Rouen
Tout est dit dans cette analyse ! Encore un cadeau sans contrepartie du Tsar Nicolas, on est dans le "clientélisme" libéral. Et le peuple qui travaille, qui a du mal à se loger, à se nourrir, pour lui, rien. La situation devient explosive et notre Président n'est pas l'homme de la situation, trop aveuglé par son idéologie
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Gérard
Comment ne pas être tout à fait d'accord avec ce témoignage ?
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