Le PDG de Sony France a été retenu pendant toute une nuit par des salariés mécontents du montant des primes de licenciement. Inacceptable, compréhensible... comment jugez-vous cette action ?
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Inacceptable de devoir en arriver là !
Philipe
, Claye Souilly
le 19 mars 2009
Que vous inspire cette action des salariés de l'usine Sony de Pontonx-sur-l'Adour ?
Le traitement des salariés différent d'un site à un autre est proprement inadmissible. Les actionnaires, eux, sont tous au même régime ! Il est tout à fait intolérable qu'une multinationale se permette de minorer, ici ou là, les indemnités versées aux salariés sacrifiés sur l'autel de la bourse ; en effet, sur quelle base se permet-on de favoriser certains plus que d'autres (qui sont de toute façon licenciés) ? Quant aux difficultés de l'entreprise, liées au piratage, cette société devrait se poser une question de départ : je vends le matériel nécessaire pour pirater, copier... Je gagne beaucoup d'argent avec ce commerce dans le secteur, puis je m'aperçois que cela me fait perdre sur le secteur production musicale... N'ai-je pas joué avec le feu ?Trouvez-vous que les actions de lutte sociale deviennent de plus en plus violentes ?
C'est plutôt le contraire, faisons preuve de réflexion, cherchons dans nos souvenirs, dans le passé... Les luttes étaient souvent beaucoup plus brutales, voire violentes ; mais cette manière de gérer le personnel était nouvelle. Aujourd'hui, le monde de l'entreprise n'est que licenciements, délocalisations... , prises de bénéfices énormes puis changement d'activité... Le tout avec des aides de l'Etat, cumulées depuis plus de vingt ans et sans aucun état d'âme on jette les salariés "Kleenex" pour lesquels l'entreprise a touché différentes aides et les exonérations de charges, elle prend ses bénéfices et balance ceux qui ont fait le travail. Alors, de quel côté se trouve la violence ?
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Frédéric Bouvet
A Jude: Un PDG n'a pas toujours une solution de rechange quand une mutation technologique majeure change radicalement son fond de commerce. Exemple: Kodak a dû fermer son usine de développement de film argentique située à Chalons sur Saône. Pourquoi ? Parce que les appareils photos numériques remplacent les argentiques. La faute à qui ? Au PDG ? Moi ? Nous ? Ne comptez pas sur Kodak pour construire une usine d'appareil photos numériques en France, le marché européen est trop petit pour la rentabiliser. Bref la critique est facile. Le PDG d'une filiale n'est que le gestionnaire, certainement pas le décideur
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Jude Kahupa
C'est vraiment inadmissible d'en arriver jusque là, l'entreprise doit faire l'équilibre entre ses entrées et les charges. Il faut une vision lointaine pour ne pas vivre une telle situation. Le PDG devrait prendre des mesures préventives avant la déchéance de l'entreprise
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