Les partenaires sociaux négocient pour améliorer la défense des intérêts des salariés dans les très petites entreprises. Que peut-il être fait selon vous ?
Faut-il revoir le mode de représentation des salariés des petites voire très petites entreprises ?
Surtout pas la représentation syndicale parce que lorsque vous avez un grief, vous en parlez à un syndiqué et il va le trouver justifié, mais dès lors qu’il en parle à sa réunion de syndiqué, alors là ça change du tout au tout. Un silence est bien souvent le résultat de vos requêtes, ou encore ils retiennent un grief édulcoré et ne comportant plus l’élément scandaleux qui en faisait sa force.
Quelles solutions préconiseriez-vous ?
Il y a diverses manières de savoir ce que pensent les salariés si on veut vraiment le savoir (mais le veut-on ?) : - La première est d’être un patron qui a vécu en tant que salarié et qui ose se souvenir de ce qui l’a irrité et de ce qui l’a réjoui en tant que subalterne... - Une seconde est, pour le patron à qui ces qualités manquent, de repérer un sage qui est capable de faire cet office avec les qualités citées ci-dessus... - Une troisième est de faire élire un salarié comme représentant mais surtout sans exigence qu’il soit syndiqué ou soutenu par les syndicats car il en perd vite son âme et son intégrité. Mais on commence par ce vote à s’éloigner de la sagesse.