L'indemnisation perçue suite à un accident du travail est une compensation légalement acquise pour un handicap ou une réduction des capacités d'une victime. Cette somme n'est pas un revenu du travail et de ce fait n'est donc pas imposable. C'est le dédommagement d'une perte. Un bras ou une jambe ne sont pas des signes extérieurs de richesse passibles de l'impôt sur les grandes fortunes. Ou alors, taxons les seins d'une actrice, les jambes d'un footballeur ou le cerveau d'un écrivain. Si la société n'est pas en mesure d'équilibrer ses comptes, elle doit se tourner vers ceux qui tirent profit du système (légalement ou pas) et non vers ceux qui en ont été victimes. Oseront-ils demander à une victime de l'amiante qui a perdu sa santé, dix ou vingt ans d'activité professionnelle et les droits à la retraite correspondants, sans parler des dix ou vingt ans qu'il ne vivra pas, de payer un impôt sur la maigre compensation qui vient de lui être attribuée, aux seules fins de permettre à l'état de rembourser un trop perçu sur l'Impôt sur les Grandes Fortunes !
Py Fux
Vive le gouvernement Sarkozy qui veux taxer les petits et renflouer à coup de milliards les grands
Jeanny Cantat
Je suis "pensionnée" pour une hépatite "récupérée" en salle d'op suite à une piqure après une manip sur un enfant atteint. Cette maladie m'a pénalisée évidemment dans ma vie quotidienne, peut se "réveiller", à nouveau et m'envoyer un jour ad patres. Pour ce risque, je touche royalement 30€ (depuis peu car cela suit le salaire... ). Dois-je en redonner un peu à l'Etat ? Après le foie... Tout le bras ! Non, un AT ne doit pas être "pénalisé" par des impôts... Pourvu que cet ATsoit effectif, encadré, donc vérifié ! On ne peut pas toujours donner et ne rien recevoir. Suis-je un monstre d'égoïsme ? Je n'oublie pas une de mes camarades emportée en 72 h par ce fléau. Pour elle: pas de beurre, d'argent du beurre, juste les larmes de ses parents et amies. Pas de pension à vie à verser !