» Un
menu ou à la carte ? Pour Gabrielle de Lesquen, il est aujourd'hui tout
à fait admis de conseiller un menu, sans pour autant passer pour un radin.
D'autant plus que votre temps, et celui de vos convives, est compté et
que le menu garantit généralement un repas plus rapide. D'ailleurs,
si vous avez un impératif de temps (une réunion à 14 h par
exemple), précisez-le d'emblée. Vous pouvez inciter vos convives
en indiquant votre propre choix ("je pense prendre le menu..."). Si
votre invité souhaite prendre une entrée alors que vous non, mettez-le
à l'aise : "C'est une bonne idée, ce plat est très bon,
il faut l'essayer". Si cela vous ennuie de le laisser commencer à
manger tout seul, vous pouvez préférer prendre une entrée
légère afin de l'accompagner.
| "Si votre invité souhaite prendre une entrée
alors que vous non, mettez-le à l'aise" |
» En
tant que personne invitante, il vous revient de vous occuper du vin. Il
faut d'abord proposer à la table de commander du vin car de nombreux déjeuners
d'affaires se font dorénavant sans alcool. Le cas échéant,
c'est également à vous de choisir mais vous pouvez tout à
fait consulter votre invité, surtout si vous savez ce dernier connaisseur.
Sauf si le serveur s'en charge, c'est enfin à vous de veiller à
proposer du vin lorsque les verres de vos invités sont vides. Pour Gabrielle
de Lesquen, une petite difficulté peut survenir lorsque l'invitation
provient d'une femme. "En théorie, les femmes ne doivent pas toucher
une bouteille", précise-t-elle. Attendez de voir si votre invité
prend l'initiative de faire le service, sinon suggérez-lui poliment.
Et
si la table opte pour du vin mais que vous ne souhaitez pas en consommer, la façon
la plus habile de procéder consiste à accepter une petite quantité
de vin et à ne pas le boire. Votre verre restant rempli, on ne vous
en proposera plus.