Passer la main à son successeur Travailler à deux, avant voire après le départ

Une fois le changement de tête annoncé, difficile de faire comme avant. Difficile, surtout, de conserver toutes ses responsabilités alors que ses jours sont comptés. Bien souvent, il est plus simple de se cantonner à la gestion des affaires courantes, de ne pas lancer de grands changements qui engageront son successeur sur la durée. Mais parfois, cela n'est pas possible. "Si l'on est obligé de prendre une décision importante, par exemple budgétaire, il faut au maximum impliquer son successeur pour qu'il y prenne part conseille Rémi Juët. Le nouveau venu ne doit pas avoir à assumer des choix qu'il ne partage pas ou dont il ne maitrise pas tous les tenants et aboutissants."

Une fois parti, rien ne vous empêche de continuer à prodiguer des conseils à votre successeur. S'il découvre certaines problématiques une fois en poste, votre expérience peut toujours se révéler utile et rien n'interdit à votre successeur de vous passer un coup de fil. Mais Rémi Juët met en garde. "Cela ne doit fonctionner que dans un sens. C'est une erreur d'appeler son ancien service pour savoir si les choses se passent bien. La position doit être claire et sans ambigüité." Il faut donc aussi accepter de passer la main. Et partir du principe "pas de nouvelles, bonne nouvelle."

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