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L'avis de Hervé (Robert (Martinique)) sur Nancy

Nancy toujour présent en moi
"Né à Nancy, mais résidant aux Antilles depuis quelques années, Nancy est resté présent en moi comme une réelle partie de moi-même ; toujours à l'affût, même après toutes ces années, de nouvelles de "là-bas" : l'asnl, l'asptt-hand, sluc-basket, les peoples... Et si certains Nancéens rêvent d'un ti-punch sur la plage des salines (la plus belle de la Caraïbe), il m'arrive de rêver de prendre un"pot" à l'Excelsior ; embrumé dans mes doux souvenirs de ma jeunesse. Et Quand je songe à Nancy c'est comme se rappeler le souvenir de ses premiers amours, son premier flirt, avec la même tendresse, la même poésie, et surtout la même sensibilité. "Je m'enorgueuillais que cette terre fut mienne"."
Ce que j'aime à Nancy "Je viens une fois tous les 2 à 3 ans à Nancy, et à chaque fois se produit la même chose, une infinie chaleur m'envahie, comme pour retrouver un être cher. Le plaisir de revoir la famille, les amis.. C'est comme si la ville et ses habitants étaient aussi mes amis, ma famille. Le plaisir infini de manger enfin un bon munster, un carré de l'est, avec un vin de Moselle, sentir une belle mirabelle mure fondre dans ma bouche, sentir l'eau de la pluie sur la terre de lorraine au petit matin, ou ces journées d'été avec ce soleil qui n'en finit plus de se coucher. Me ressourcer pleinement, entendre ces expressions bien lorraines, écouter parler le patois, et ensuite repartir sur mon île qui rapidement me manque ; ma vie est créole aujourd'hui."
Ce que je n'aime pas à Nancy "Forcement en venant comme cela tous les 2 ou 3 ans, je suis à chaque fois comme perdu, même si la place Stanislas est au même endroit, les rues changent de sens de circulation, l'urbanisme s'est modifié, de plus venant l'été : c'est la valse des travaux de voiries. Enfin bref à chaque venue, le sentiment trouble de venir à un endroit qui semble pourtant familier, avec une perte total de ses repères, "perdu chez soi", la quatrième dimension. Surtout ce que je n'aime pas c'est le froid il m'insupporte que le mercure descende en dessous de 22°, je ne supporte plus. Et puis cet accent bizard que les gens ont quant ils parlent, l'impression d'être comme étranger chez moi."
(février 2008)

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