Avignon
"Les nombreux avis négatifs sur Avignon que l'on peut y lire sont surtout ceux de personnes arrivées depuis peu à Avignon. Quand à moi, j'y vis depuis mon enfance et j'aime cette ville : la propreté : c'est vrai, la ville est sale mais c'est la rançon de son histoire ! La ville date du moyen-age, ces rues étroites sont enchâssées dans de petits remparts qui ne facilitent pas son nettoyage. L'insécurité : les gens parlent d'un "sentiment" d'insécurité ! Je dirais même plus qu'il s'agit d'un fantasme ! L'époque est loin où Avignon était ville ouverte et recevait tous les bannis du milieu marseillais ! Pour avoir connu les années 80 et son lot de règlements de compte, je peux vous assurer que tout ça a bien changé ! Ma fille de 20 ans sort toute seule sans problème jusqu'au milieu de la nuit sans qu'il ne lui arrive rien (ou du moins pas plus que dans une autre ville). Cette ville n'est pas facile, certes, ce n'est pas une ville de bobos malgré tous les efforts de sa mairesse actuelle pour en faire un Aix en Provence bis, froid, désert et aseptisé ! Elle se refuse au premier abord, mais quand le contact est établi, elle a beaucoup à vous offrir. Tous les gens que j'ai connu et qui, tenant le même discours négatif que beaucoup de gens ici, y sont tout de même revenu à un moment donné !" Ce que j'aime à Avignon "Son histoire, son architecture, son cosmopolitisme, ses quartiers populaires (Carmes-carreterie), sa magnifique région." Ce que je n'aime pas à Avignon "Certains arrivants (nombreux ces derniers temps) qui, a la recherche d'une ville "carte postale" aseptisée, trouve une ville rebelle qui ne se laisse pas enfermer dans les clichés de la soit-disante Provence éternelle (genre "Coté Sud" ou "rigolade pagnolesque"). La tendance à la "boboisation" de certains quartiers, voulue par la majorité actuelle qui aseptise, désertifie et finalement tue certains quartiers autrefois (il n'y a pas si longtemps) très vivant (Corps-saints, Philonarde). Heureusement, la ville résiste et certaines de ses tentatives sont des fiascos (Philonarde)." (mars 2008)