On s'y attache...
"J'y vis depuis six ans. J'y suis arrivé avec plein d'a priori. J'ai mis beaucoup de temps à m'y adapter. Mais Strasbourg se mérite. C'est une ville magnifique, où il fait bon vivre !"
Ce que j'aime à Strasbourg "Incontestablement, l'absence de voitures en centre-ville. Grâce à l'excellent réseau de tram, grâce aux nombreuses pistes cyclables, cela donne un climat apaisé. J'aime aussi beaucoup les maisons à colombages, qui donnent un charme fou à la ville. Du côté de la cathédrale, à la Petite-France (les terrasses de la place Benjamin-Zix sont parmi les plus agréables), les bords de l'Ill sur le quai des Bateliers... Le gastronome que je suis apprécie bien sûr les winstubs, ces restos chaleureux où on mange de la choucroute, du baeckoffe, du waedele, du munster braisé, et j'en passe... La gastronomie alsacienne est l'une des meilleures au monde ! Il y a aussi l'ambiance des bierstubs, idéale pour l'apéro, la bière alsacienne, la Pils... Concernant, la vie nocturne, il faut savoir que Strasbourg est l'une des villes de France qui possède le plus grand nombre de bars ouverts jusqu'à 4h du matin. Ailleurs, il n'y a que les discothèques qui sont encore ouvertes. Strasbourg, c'est aussi une vie culturelle intense, avec des institutions reconnues, de qualité (TNS, Opéra, Musée d'art moderne, etc.). La capitale alsacienne est à 200 km de Zurich, pas si loin que ça de Prague, à 100 km de Bâle, pas loin de l'Italie, de la Belgique, de Stuttgart, de Karlsruhe, des Pays-Bas. Il faut reconsidérer sa carte de l'Europe. Strasbourg est bien plus centrale que Bayonne ou Brest !"
Ce que je n'aime pas à Strasbourg "Le climat. L'hiver dure trop longtemps. Il est parfois rude. Et puis, tout à coup, c'est l'été et les températures sont brûlantes. C'est un climat quasi-continental, qui alterne un long hiver et un long été. Ca joue bien sûr sur la pollution. Strasbourg est très polluée : pollution aux particules, à l'ozone (dès qu'il fait chaud), au monoxyde de carbone. Pas toujours très bon pour la santé. L'autre inconvénient, c'est la relative froideur des Alsaciens. Quand ils ne se sentent pas en confiance, ils sont très distants. Les prix de l'immobilier sont excessifs, sans doute à cause de ces gens du Parlement européen et du Conseil de l'Europe, qui ne paient pas d'impôts mais qui spéculent dans l'immobilier... Le gros problème enfin, c'est la fracture économique, entre un centre-ville très riche, blindé de commerces luxueux, et des cités très pauvres à la périphérie (Hautepierre, Neuhof, Cronenbourg). C'est un sacré problème, car le centre-ville bourgeois stigmatise ces "sauvageons" de banlieue qui ne respectent rien, et les jeunes nourrissent un énorme ressentiment à l'égard des habitants du centre."
(avril 2008)
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