5 conseils sur l’encodage, ce passage obligé pour mener à bien votre stratégie vidéo

Qui peut encore se permettre de diffuser des vidéos en ligne et mobiles de qualité décevante ? Si le public apprécie de plus en plus la flexibilité des contenus visionnés en ligne ou sur mobile, cela ne l’empêche pas d’exiger une expérience vidéo fluide, de qualité comparable à celle des contenus premium en ligne, TV HD ou encore Blu-Ray.

Pour que la vidéo en ligne soit un succès et marque les esprits, médias et professionnels du marketing doivent mesurer la qualité de leurs vidéos à l’aune de celle des meilleurs contenus, quel que soit le support finalement utilisé par l’utilisateur pour les visionner. L’enjeu est donc de rendre cohérentes les expériences proposées sur la multitude de terminaux connectés actuellement en circulation. Heureusement, les avancées récentes des technologies de vidéo en ligne, alliées à des efforts de standardisation, ont rendu cela vraiment simple, à condition de savoir comment s’y prendre.
Offrir la meilleure expérience possible à une audience répartie entre différents terminaux suppose en effet de prendre les bonnes décisions d’encodage, d’éviter quelques erreurs fréquemment constatées et de sélectionner le meilleur encodeur. Les cinq conseils suivants vous y aideront :

  • Viser la meilleure qualité d’encodage par appareil. Il faut absolument que vos vidéos soient lisibles sur tous les terminaux utilisés par votre public, et ce dans la meilleure qualité possible pour chacun. Comme chaque appareil lit des formats vidéo différents, il n’existe pas de format d’encodage commun à tous ces terminaux. La plupart supportent le codec standard H.264 en profil Baseline, mais sur les terminaux plus puissants les profils Main et High fourniront de meilleures expériences.  
  • Choisir un débit vidéo approprié. N’importe quel codec peut donner de bons résultats si l’on utilise un débit vidéo élevé, le débit de diffusion de la vidéo peut donc parfois s’avérer plus important que le codec utilisé. Mais tout dépend en fait de la bande passante dont dispose chaque utilisateur : un même débit vidéo, peut être insuffisant pour les utilisateurs en haut débit qui déploreront une qualité vidéo médiocre, alors qu’il pourra s’avérer trop élevé pour d’autres dont la connexion est plus lente, et qui souffriront d’une forte latence liée à la mise en mémoire tampon des séquences. La solution optimale consiste donc à privilégier le streaming à débit vidéo adaptatif (adaptative bitrate). La vidéo est codée en plusieurs versions, correspondant à autant de débits différents, de manière à offrir à l’utilisateur une diffusion adaptée à son appareil et aux conditions de bande passante locales. La fluidité de lecture de la vidéo est ainsi garantie.
  • Utiliser le meilleur encodeur. Le codec ne détermine pas seul la qualité de la vidéo. Un même codec peut donner différents résultats selon la manière dont il est encodé. Veillez donc à choisir le meilleur encodeur. Le cycle de vie de H.265 sera probablement comparable à celui de H.264 ; il faudra un certain temps avant que les encodeurs implémentent toutes les fonctions permettant de l’exploiter pleinement mais, à terme, on peut envisager qu’il soit deux fois plus efficace que son prédécesseur, le H.264. Entre temps, x264  est apparue : cette bibliothèque libre de droits permet de coder les flux vidéo au format H.264/MPEG-4 AVC et se classe parmi les meilleurs encodeurs en terme de qualité.
  • N’encoder que des contenus de bonne définition. Les meilleurs logiciels et les meilleurs codecs ne peuvent faire des miracles avec des contenus de piètre qualité. Ça peut sembler évident, mais vous n’obtiendrez de bons résultats qu’à partir de contenus de la meilleure définition possible. Choisir une vidéo au rendu le plus élevé possible et un débit binaire suffisant permet de multiplier les chances de lecture fluide quel que soit l’appareil.
  • Éviter quelques erreurs fréquentes. La plupart des erreurs peuvent être évitée simplement en organisant l’encodage avec méthode. Mieux vaut ainsi ne pas changer le nombre d’images par seconde de votre vidéo car vous risqueriez des perturbations de lecture (images perdues ou dupliquées). Veillez également à ce que les formats de type analogique ou HDTV 1080i soient désentrelacés avant le codage et le redimensionnement.

L’essor de la vidéo en ligne offre de nouvelles opportunités aux médias. La consommation de contenus riches et engageants s’intensifie, et les professionnels des médias ont accès à des outils de plus en plus sophistiqués pour la diffusion de vidéos d’une fluidité optimale. En parallèle, l’évolution de la technologie de codage simplifie et rend plus abordable la diffusion de contenus dans davantage de formats et sur davantage d’écrans.
Il n’y a plus d’excuse qui tienne pour expliquer une expérience vidéo de qualité médiocre. Faites les bons choix d’encodage, et vous multiplierez les chances de fournir à votre public les vidéos de qualité qu’il exige désormais. 

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