Comment Disney a réenchanté son offre de contenus online

Lancement de service OTT, investissement dans Vice Media... Le géant du divertissement montre qu'il est capable de s'adapter à son époque.

Les yeux de la planète entière sont aujourd'hui rivés sur le dernier Star-Wars. Un épisode mis en orbite par Disney, qui a racheté le studio Lucasfilm détenteur des droits d'exploitation moyennant 4 milliards de dollars en 2012. Mais le géant du divertissement vient d'annoncer dans le même temps un autre partenariat qui, s'il trouvera sans doute moins d'écho auprès du grand public, n'en reste pas moins très stratégique.

Le groupe vient en effet de signer un accord de licence de plusieurs années avec Alibaba prévoyant la commercialisation d'un dispositif OTT baptisé Disney Life. Un appareil connecté épousant la forme de Mickey Mouse et donnant accès à toute une série de produits et services Disney au sein de l'empire du Milieu. Commercialisé 125 dollars, l'appareil s'accompagne d'un abonnement d'un an. Laps de temps au-delà duquel les consommateurs chinois seront sans doute encouragés à payer pour continuer à profiter de leur abonnement.

Des services OTT aux quatre coins du monde

L'ambition pour Disney est de séduire cette nouvelle génération de cord-cutters qui délaisse la TV linéaire payante pour des services OTT, sur le modèle popularisé par Netflix. Et qui de mieux indiqué que le numéro un incontesté de l'e-commerce chinois pour y arriver en Chine, le deuxième plus gros marché de l'industrie du film dans le monde, derrière les Etats-Unis.

Aux Etats-Unis, Disney a déjà signé un partenariat de ce genre avec Playstation qui permet d'intégrer certaines des chaînes du groupe (dont ESPN et ABC) au catalogue au sein de son service de SVOD, Vue. Le groupe a également annoncé qu'il lançait un service par abonnement de ce genre en Europe. Le Royaume-Uni est le premier concerné, avec le lancement du service DisneyLife en novembre dernier pour près de 9,99 livres par mois.

Décidément actif sur de nombreux fronts, Disney a également récemment annoncé un nouvel investissement de 200 millions de dollars dans Vice Media, doublant ainsi sa participation au capital du groupe, pour passer à près de 10%. Une part à laquelle on peut théoriquement ajouter celle de A + E Networks, joint-venture entre Disney et Hearst Corp, qui détient elle-même 15%.

Sur le papier, Disney est ainsi à la tête d'un quart du média préféré des hipsters. Lequel s'apprête à lancer, en vrac, sa première chaîne TV et un nouveau site vidéo online. Preuve qu'au royaume des pays enchantés on est aussi capable de faire preuve de pragmatisme. 

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